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Budget : Entre le réel et le virtuel
Jean-Michel Sama : Et si sous les dehors du guerrier en chef se cachait un Saint-Nicolas, voire un Père Noël ? Sevré d’étrennes depuis des lustres, les Congolais aimeraient bien croire que cette fois-ci est la meilleure.
Promis par un lointain devancier de l’actuel locataire de l’avenue Roi Baudouin, le « mpiodi » va-t-il finalement atterrir dans l’assiette du plus démuni ? C’est-à-dire du plus grand nombre ? Promesse du pain blanc à la place du pain noir que chaque Premier ministre a renouvelée à sa manière.
A l’arrivée, si le « peuple » est rassasié jusqu’à l’overdose, c’est d’annonces des lendemains qui chantent, façon « demain on rase gratis« . On en est là. Un véritable marronnier que la presse sert aux lecteurs à chaque débat sur le budget.
Voilà que Jean Michel Sama sort son ardoise sur laquelle il est écrit : 10 milliards USD ! Pour un pays abonné au budget difficilement réalisable de 4 à 5 milliards de dollars cela s’appelle « fixer la barre très haut« . Qui s’en plaindrait ? En tout cas pas les Congolais qui attendent désespérément le début d’amélioration de leur ordinaire.
Alors, à quelques jours du 6 décembre, Saint Nicolas serait-il enfin de retour sur les tropiques rd congolaises ? Et, pour couronner le tout, la pluie de cadeaux tombera-t-elle le 25 décembre ?
Incrédules -par expérience – comme saint-Thomas, les Congolais préfèrent ne pas s’emballer. Surtout pas sur la foi de seuls chiffres. Il en ont entendus d’autres.
Sans nécessairement être des initiés aux arcanes des finances publiques, ils ont appris sur le tard que le budget n’est qu’une prévision. Il peut même ressembler à un chèque sans provision. Quand bien même il procède d’une vision… généreuse. Pour emprunter au lexique informatique, le budget c’est du virtuel. Les Congolais ont besoin du réel.
Autant donc faire l’économie d’alléluias. Autant ne pas s’empresser de signer un chèque en blanc avant d’avoir senti l’odeur de 10 milliards USD. Saint-Nicolas et le Père Noël risquent de ne s’avérer que des leurres. Comme depuis des décennies. José NAWEJ