Dernière minute
Société
“Botika kovandela kombo nanga” Jérémie 33:3.
La phrase lingala “Botika kovandela kombo na ngai” se traduit littéralement par : “Arrêtez de vous asseoir sur mon nom.” Ce qui n’aurait aucun sens, sinon fort ambigu si on considérait cette seule traduction littérale. D’où le sens figuré…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
À Limete, sur l'esplanade de la 11ème rue, le quatrième anniversaire de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) s'est mué en véritable démonstration de force politique, avec comme thème choisi : "On…
Étranger
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien…
Nation
Initialement annoncé pour ce lundi 27 avril, l’examen de la motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a été finalement reprogrammé au…
Boulevard Lumumba : voici les raisons pour lesquelles les piétons désertent les passerelles
Construites en 2016 sous le président Joseph Kabila, les passerellesimplantées sur le boulevard Lumumba suscitent de moins en moins l’enthousiasme des piétons kinois. Cinq au total (1ère Rue, 7ème Rue, 13ème Rue, dans la commune de Limete et sur les marchés de la Liberté et de Pascal), elles paraissent désormais comme des vestiges encombrants sur les grandes artères du Boulevard Lumumba. Les Kinois, qui devraient les emprunter pour traverser la voie en toute sécurité, y recourent à peine, préférant plutôt prendre le risque de traverser cette vaste artère empruntée quotidiennement par des dizaines de milliers de véhicules et de motos qui roulent en toute vitesse véhicules et motos.
Les passerelles du boulevard Lumumba sont loin d’être toutes en bon état. Elles sont à ce jour délabrées et insalubres, en raison de la mauvaise gestion, du manque d’assainissement et de maintenance voire d’éducation des usagers sur leur utilisation. Elles présentent à ce jour plus de risques notamment de tomber ou d’être agressés ou encore d’être à la merci des voleurs.
La passerelle piétonne de la Liberté, la plus insalubre et délabrée est transformée en lieu de négoce, en toilettes, immondices, et autres s’accumulent . Celle de Pascal présente aujourd’hui plus de risque que de sécurité qu’elle est censée assurer aux usagers. Alors à quoi servent encore ces 5 ouvrages qui ont couté des millions de dollars au pays, qui risquent de disparaître dans les cinq prochaines années?
A défaut d’éclairage public, la sécurité qu’elles sont censées assurer aux utilisateurs devient douteuse. A qui revient la responsabilité de gérer, d’assainir, de maintenir même de sensibiliser la population à l’utilisation de ces ouvrages publics ?
PLUS DE RISQUE QUE DE SECURITE
Deux garde-fous protégeant les usagers de la passerelle piétonne située à Pascal ont relâché. Les deux ouvrages protégeant les utilisateurs du point étroit réservé aux piétons sont desserrées depuis plusieurs semaines maintenant.
C’était après le passage d’un camion de marque Benz sous la passerelle, transportant la cargaison d’un volume important tout en remorquant un autre véhicule. Or, cette passerelle est l’une des plus empruntées sur le boulevard Lumumba, après celles de la Liberté et de la 7ème rue Limete.
Mécontents et inquiets de la situation de risque, plusieurs utilisateurs de la passerelle de Pascal ont appelé le gouvernement à agir le plus vite possible pour la sécurité de la population habitant cette contrée et à ne pas attendre que le pire arrive pour que la réparation soit faite.
Un quinquagénaire rencontré sur place déplore le silence des autorités face au danger que présente l’état de cette passerelle. En effet, souligne-t-il, «gérer, c’est prévoir. Ne rien prévoir, c’est courir à sa perte ».
Selon un usager de la passerelle, «quelques autorités avaient fait le constat de dégâts causés après le passage du camion Benz sous la passerelle. Malheureusement, s’est-il plaint, nous ne voyons de leur part aucune initiative entreprise aboutissant à la réparation dudit dégât ».
« Outre le relâchement de deux garde-fous protégeant les utilisateurs, il y a aussi un trou inquiétant causé toujours par le passage dudit camion sous la passerelle. Une autre difficulté des usagers, c’est l’absence de l’éclairage public. Dès que la nuit tombe, quelqu’un peut tomber de la passerelle jusqu’à la chaussée». Cette situation laisse la population de cette contrée dans une inquiétude grandissante ».
« PLUS DE CINQUANTE MORTS ENREGISTRES… »
Malgré l’installation de ponts étroits des piétons sur le boulevard Lumumba depuis 2016, plusieurs Kinois préfèrent mille fois prendre le risque de traverser la voie où roulent, parfois à grande vitesse, des automobiles, plutôt que d’emprunter les couloirs zigzaguants de passerelles piétonnes où leur sécurité sera certainement assurée.
Certaines personnes interrogées à ce sujet préférent traverser le boulevard en guise de raccourci. Les unes pensent mettre beaucoup de temps en voulant traverser l’artère par la passerelle. Elles préfèrent plutôt emprunter la voie asphaltée, quand bien même qu’elles ont conscience du danger auquel elles s’exposent. Les autres évoquent la mauvaise foi et l’ignorance de bon nombre de Kinois, qui font en sorte qu’il y ait plus de morts ou de blessés accidentés sur le boulevard Lumumba.
Aux dires de Blaise Nzuzi, commandant de troupes mobiles d’intervention point chaud Pascal, «il y a plus de cinquante morts enregistrés consécutifs à de multiples accidents de circulation roulière depuis que le gouvernement a officialisé l’utilisation de la passerelle piétonne sur le boulevard Lumumba, précisément à la place « Pascal »».
PASSERELLES DE LIBERTE ET DE PASCAL
Les passerelles érigées à Liberté et à Pascal sont transformées en lieux de négoces. Plusieurs vendeurs ont pris d’assaut les deux premières parties de deux côtés de gradins amenant ponts étroits réservés aux piétons sur lesquelles ils étalent leurs marchandises dorénavant. Ces vendeurs sont présents même sur les couloirs de la passerelle à la place Liberté.
En plus, les passerelles piétonnes du boulevard Lumumba sont devenues les lieux de rendez-vous et de rencontres de tout genre. «C’est devenu très encombrant quand il faut emprunter les passerelles de la place Liberté et Pascal», s’est lamentée une jeune dame en passant.
Les cinq passerelles piétonnes du boulevard Lumumba ne sont pas assainies depuis belle lurette. Excréments, déchets plastiques, mauvaises odeurs, sachets, morceaux d’habits, urines…, y font bon ménage, mettant mal à l’aise les rares personnes qui prennent encore ces dispositifs métalliques. Certains d’entre eux, présentant l’air d’être abandonnés, puisque inachevés, délabrés et insalubres, sont devenus inaccessibles voire inutilisables, suite au manque d’entretien explique cet état de choses.
Cependant, quelques infrastructures sont entretenues à l’initiative des photographes professionnels installés sur les marches des passerelles piétonnes en collaboration avec des enfants sans abris (shegue). Nécessiteux, ces derniers profitent de l’occasion pour demander aux usagers de bonne foi de quoi pouvoir répondre à leurs besoins à titre de rétribution du travail d’embellissement qu’ils accomplissent en lieu et place d’extorquer les passants ou de commettre quelques forfaits.
ELEVER LES BORDURES ET EDUQUER LA MASSE
Plusieurs personnes interrogées pensent qu’il faut élever la hauteur des bordures qui séparent les deux grandes bandes de boulevard : c’est la solution devant amener tous ceux qui ont l’habitude de traverser le macadam à recourir à l’utilisation des passerelles piétonnes.
Hormis la construction de bordures, il faudrait également penser à organiser une campagne nationale d’éducation de masse afin de sensibiliser les populations à l’importance de l’utilisation des passerelles piétonnes. Mais il faudra surtout insister sur l’impérieuse nécessité de protéger et de conserver ces bijoux.
«Nous ne saurions utiliser la méthode de force ni la violence sur les populations qui ne s’exécutent pas, face aux interventions des activistes des droits de l’homme. La mise en place de politiques des méthodes douces pourrait changer beaucoup de choses dans notre société », a lâché le commandant de troupes mobiles d’intervention point chaud Pascal, Abondance MASAKA/Stagiaire