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AVEC L’APPUI DE LA MONUSCO : Le P-DDRCS en atelier pour l'élaboration du plan d’action prioritaire
Le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS) organise, du 20 au 22 mai courant, un atelier sur l’élaboration de son plan prioritaire.
Ces assises, qui se tiennent à Kinshasa, bénéficient du soutien de la section DDRS de la Monusco.
C'est au cours de cet atelier que le P-DDRCS présente le rapport d’évaluation de la mise en œuvre du projet pilote de réinsertion communautaire dans les provinces prioritaires, à travers l’Organisation internationale de Migration (OIM).
Cet atelier de trois jours, qui se tient au cercle Elaïs de Kinshasa, vise à élaborer de manière concertée un plan d’action prioritaire «PAP» du P-DDRCS.
Ce plan identifie les actions clés à mettre en œuvre à court et moyen terme, leurs porteurs, les ressources nécessaires ainsi que les échéances réalistes pour leur exécution. Ce plan renforce, en outre, l’engagement collectif pour le retour de la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
A l’ouverture de cette rencontre de trois jours, la Coordonnatrice Nationale Adjointe, chargée des questions techniques et opérationnelles, Mme Marie Chantal Lumba Tshimanga a, au nom du Coordonnateur National du P-DDRCS, le professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, lancé ces assises.
Elle est convaincue que cet espace de réflexion stratégique et technique autour des urgences du terrain, va permettre aux participants de trouver les pistes des solutions pour un plan d’action prioritaire pour la consolidation de la paix dans l’Est du pays. Aussi d’aboutir à un plan pertinent pour la réussite des objectifs du P-DDRCS.
Des besoins exprimés par les communautés et l’engagement de l’État congolais en matière de paix et de stabilisation seront aussi au cœur de ces assises, a ajouté, en outre, Mme Marie Chantal Lumba.
Pour sa part, le coordonnateur principal de la section DDRS de la Monusco, M. Khaled Ibrahim a exprimé la disponibilité de cette structure pour appuyer le P-DDRCS afin de donner les résultats concrets et contribuer à la restauration d’une paix effective en RDC.
De son côté, le Coordonnateur National Adjoint du P-DDRCS en charge de l’administration et finances, M. William Balika Lwamushi, a lancé un appel aux participants à cet atelier, à l’unité et à travailler comme un seul homme pour bien définir le plan d’action prioritaire à mettre en œuvre pour le succès du Programme.
Les animateurs de la Coordination Nationale du P-DDRCS, soucieux des bonnes pratiques de transparence et de redevabilité, en commun accord avec le partenaire d’exécution, ont, au cours de ces assises, permis au consultant de l’Organisation Internationale pour les Migrations, de présenter les résultats d’évaluation de la mise en œuvre du projet pilote de réinsertion communautaire obtenus grâce aux fonds de cohérence pour la stabilisation (FCS).
Ce projet pilote, mis en œuvre dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre 2023 et 2024 par l’OIM, a connu la participation de 3.555 bénéficiaires directs, dont 1110 ex-combattants (31%) et 1233 femmes (34%), renseigne ce rapport.
La mise en œuvre de ce projet a contribué à la résolution des conflits et au renforcement de la cohésion sociale dans les zones ciblées, au rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones touchées par les conflits et à l’amélioration de l’environnement sécuritaire.
L’évaluation de ce projet par le consultant de l’OIM a révélé que l’approche communautaire de réinsertion était efficace en termes de réduction de la violence locale, de renforcement de la cohésion sociale et de réconciliation.
En plus, l’administration de l’OIM a présenté de sérieux défis bureaucratiques et logistiques, décrits dans le rapport du consultant et qui devront être résolus avant toute programmation ultérieure.
C’est dans cette optique que les partenaires techniques et financiers du P-DDRCS ainsi que les parties prenantes participent à cet atelier pour l’élaboration du plan d’action prioritaire en tenant compte des échecs et leçons apprises dans la mise en œuvre des projets antérieurs.
Cette première journée inclusive et participative a permis aux participants et aux partenaires d’interagir en présentiel, tout comme en ligne, à la grande satisfaction du consultant. Cela témoigne de l’importance qu’ils accordent à la réinsertion communautaire.
Mathy Musau