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Assemblée nationale : la motion Yangotikala contre Jacquemain Shabani absente des débats
La séance plénière de l’Assemblée nationale prévue ce lundi 27 avril 2026 se tiendra sans l’examen de la motion de défiance initiée contre le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
Dans le communiqué officiel signé par le rapporteur Jacques Djoli, le Bureau de la Chambre basse a fixé un ordre du jour dominé par des questions sécuritaires et diplomatiques.
Les députés nationaux sont notamment appelés à examiner et voter le projet de loi portant prorogation de l’état de siège dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu, ainsi qu’à se prononcer sur des accords stratégiques engageant la République démocratique du Congo sur la scène internationale.
Parmi ces textes figurent l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, ainsi que l’accord de partenariat stratégique avec les États-Unis, deux dossiers jugés prioritaires dans le contexte actuel marqué par des enjeux sécuritaires persistants dans l’Est du pays.
L’absence de la motion de défiance portée par Laddy Yangotikala intervient après une séquence politique agitée. Déposée le 13 avril, cette initiative parlementaire mettait en cause la gestion sécuritaire du pays par Jacquemain Shabani, pointant notamment la situation d'insécurité à Kinshasa. Le texte évoquait également des entraves au contrôle parlementaire, des atteintes à la séparation des pouvoirs et des abus d’autorité.
Mais très vite, la démarche s’est heurtée à de fortes résistances. Plusieurs députés signataires ont dénoncé des pressions exercées au sein de leurs formations politiques, certains allant jusqu’au retrait de leur signature.
Dans le même temps, une plainte pour faux en écriture a été déposée au Parquet général près la Cour de cassation contre l’initiateur de la motion, sur fond de contestation de l’authenticité de certaines signatures.
Dans l’entourage du vice-Premier ministre, l’on évoque des manœuvres politiques internes, y compris au sein de l’Union sacrée, révélant des tensions persistantes au sein de la majorité présidentielle.
Toutefois, cette mise à l’écart ne signifie pas nécessairement la fin de la procédure, qui pourrait rebondir à tout moment.
Christian-Timothée MAMPUYA