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Alingete interpellé à l’Assemblée nationale par le député Ausse
L’Inspecteur général des Finances, Jules Alingete Key est interpellé à l’Assemblée nationale à l’initiative du député Jackson Ausse. Cette interpellation du numéro 1 de l’Inspection générale des finances (IGF) fait suite à ses propos « graves’ tenus aux États-Unis sur la situation sécuritaire qui prévaut en République démocratique du Congo.
« Me fondant sur les dispositions de l’article 193 du Réglement intérieur de notre chambre, j’ai l’honneur de vous transmettre en annexe l’interpellation adressée à Monsieur l’Inspecteur Général des Finances, Chef de service« , a écrit, le jeudi 28 avril, le député Jackson Ausse au président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso.
Au cours d’une rencontre avec les partenaires aux États-Unis, Jules Alingete a nié le fait que la RDC était en guerre. « Il n’y a pas de guerre en RDC », a-t-il déclaré. Mais pour le Panel d’experts de la société civile, « ces propos ne font que cracher sur les mémoires des victimes de la guerre qui se vit dans la partie Est de la RDC depuis plus d’une dizaine d’années« .
« Face au degré élevé des atrocités que les Congolais subissent dans cette partie et les graves violations des Droits de l’Homme et du Droit International humanitaire qui s’en suivent, d’aucuns ne peuvent s’imaginer qu’un haut fonctionnaire d’un service rattaché à la Présidence de la République puisse se donner ce luxe de cracher sur la mémoire de toutes ces victimes en niant publiquement que la guerre n’est qu’un reportage des journalistes à la télévision », dit un communiqué du Panel d’experts de la société civile.
« Bien plus, ces propos constituent une menace réelle, non seulement contre l’unité et la cohésion nationales mais aussi et surtout, créent un désarroi dans le chef des milliers et des milliers de nos concitoyens victimes de cette guerre, discréditent les efforts du Chef de I’Etat et dénudent toute la quintessence de I’état de siège en Ituri et au Nord Kivu« , ajoute le communiqué.
De son côté, l’inspecteur Jules Alingete regrette le fait que ses propos soient sortis du contexte et mal exploités pour nuire à sa personne.
« Le Chef de service regrette vivement l’exploitation malencontreuse de ses propos par certaines personnes instrumentalisées par les prédateurs qui agissent dans l’ombre, espérant toujours un jour, mettre fin à la traque dont ils sont victimes et affirme qu’il a toujours, comme tout Congolais., compati à la douleur de nos frères et soeurs de la partie Est de notre pays, victimes de la barbarie terroriste des groupes armés, contre laquelle le Président de la République, le Gouvernement et les FARDC ne ménagent aucun effort pour l’éradiquer« , lit-on dans une mise au point du service de communication de l’IGF. Rachidi MABANDU