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Acquittement de Kamerhe : la Fondation Bill Clinton pour la Paix fustige la politique de »deux poids deux mesures »
L’acquittement, le 23 juin dernier, de Vital Kamerhe et de ses coaccusés dans »le procès 100 jours du chef de l’Etat’‘ continue à faire couler encre et salive au sein de la classe politique et dans l’univers des organisations non gouvernementales. Réagissant à l’arrêt de la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, la Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) fustige »la politique de deux poids deux mesures » qu’elle reproche aux animateurs de la Justice congolaise.
Dans un communiqué émis le 25 juin dernier et envoyé récemment à la rédaction de »Forum des As », la fondation s’estime dépitée par cette décision de justice au moment où des cas similaires semblent fourrés dans les oubliettes.
« La FBCP salue l’acquittement, par la Cour d’appel de Gombe, de Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), le 23 juin 2022. Nous constatons toutefois que la Justice congolaise est entrain de pratiquer la politique d’une justice de deux poids deux mesures », rapporte ce communiqué.
Selon Emmanuel Adu Cole, le président de cette ONGDH et signataire de ce communiqué, l’arrêt rendu suscite tas de questionnements. « Comment construire un État de droit avec une justice caractérisée par une telle politique ? On libère certains et on condamne d’autres, des innocents qui sont abandonnés à leur triste sort. On refuse même de prononcer leurs jugements« , tempête-t-il.
Appel à la libération des innocents
« Que ce qui se cache derrière tout cela ? Alors que le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, avait soutenu qu’il n’interviendrait pas dans les dossiers judiciaires !« , s’interroge Emmanuel Adu Cole.
Dans son communiqué, la FBCP relève d’autres cas en suspens, relatifs notamment à un député et un chef d’entreprise incarcéré, dont le dossier judiciaire est vide et dont les audiences ont démontré qu’ils étaient innocents. D’après Emmanuel Adu Cole, le Ministère public a même demandé leur acquittement pur et simple, mais un appel resté sans effet.
« Nous continuons à exiger l’intervention du Président de la république pour que la Justice congolaise soit une justice pour tous. Parce qu’on ne peut construire un Etat de droit avec une justice qui pratique la politique de deux poids deux mesures. Ce qui est inadmissible« , conclut-il. Yves KALIKAT