Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
Entreprises publiques : L’Etat congolais tue l’Etat?
* Des voix s’élèvent pour décrier des ponctions de l’Etat sur la SNEL et la Regideso
Les entreprises du portefeuille de l’Etat éprouvent beaucoup de peine à assurer les services que la population attend d’elles. La SNEL et la REGIDESO en particulier sont victimes d’abandon de la part de l’Etat propriétaire.
La REGIDESO n’est pas en mesure de fournir l’eau à une large partie de ses abonnés de la ville de Kinshasa. Même le centre de la capitale, cœur des affaires, n’est pas épargné par cette situation. Plus grave encore, les centres hospitaliers.
Les spectacles que nous vivons sont tout simplement ahurissants. Des colonnes de gens avec des bidons en mains ou sur la tête ou encore dans des véhicules, à la recherche d’un bon samaritain disposé à leur offrir cette denrée devenue très rare. Seuls des nantis qui ont pu se faire construire un forage, se trouvent aujourd’hui à l’abri de cette sécheresse. Mais Dieu seul sait combien ils sont dans cette capitale-pays.
PRES DE 80 MILLIARDS DE DOLLARS DE DETTES DE LA PART DE L’ETAT
À la base de ce drame, encore et toujours l’épineuse question de la mauvaise gouvernance. Mais cette fois, elle est aggravée par l’intrusion de l’Etat dans la gestion quotidienne de cette société.
Des sources proches et crédibles de cette entreprise étatique nous révèlent que l’Etat congolais doit à la Regideso plus ou moins 90 millions de dollars américains, une dette cumulée de plusieurs années. Sur ce montant, le gouvernement n’a à peine versé que 10 millions. Ce, au prix de mille et une tractations.
DES INJONCTIONS DES MINISTRES DE TUTELLE
En outre, il sied de stigmatiser des demandes intempestives de fonds émanant des ministères de tutelle qui, chaque fois, qu’ils se trouvent en panne de fonctionnement ou ont des besoins à satisfaire, recourent à la caisse de ladite société.
C’est malheureusement dans cette cacophonie que les mandataires publics à la tête de cette compagnie en profitent pour poser des actes répréhensibles, sûrs de ne pas être sanctionnés par la hiérarchie qui est complice de l’obscurantisme décrié. Comment, dans un tel contexte, s’attendre à de bonnes performances de la part de la REGIDESO ? Comment, dans un environnement aussi pollué, attendre que cette entreprise atteigne un jour des standards internationaux ?
Cette même ambiance est celle qui se vit à la SNEL. Le taux de desserte en énergie électrique en RDC compte aujourd’hui parmi les plus bas en Afrique, alors que nous disposons théoriquement du plus grand barrage hydroélectrique du monde. Une déconcertante réalité.
De même que vis-à-vis de la Regideso, l’Etat détient par devers lui une forte créance à payer à la Snel. Une dette non acquittée depuis plusieurs années.
DES REMEDES S’IMPOSENT
L’analyse objective de cette sombre situation révèle que c’est l’Etat congolais qui tue l’Etat à cause des actes peu recommandables qu’il commet sur ses propres entreprises, créées par lui, pour rendre service à la population. Malheureusement, ceux qui auraient dû agir pour remettre l’ordre et éviter la descente aux enfers de ces sociétés étatiques, ont totalement failli à leur mission. Aucun contrôle parlementaire digne de ce nom n’est fait pour arriver à des sanctions exemplaires contre les auteurs des actes délictueux.
Cette situation figure-t-elle parmi les erreurs dont le président Félix Antoine Tshisekedi a promis d’apporter des corrections ? Wait and see. Muke MUKE