Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
Doudou Fwamba appelle à la répression contre les auteurs de ces crimes
Sous les auspices du ministère des Finances, il s'est ouvert hier mercredi 28 octobre, à Kinshasa, une conférence de haut niveau sur les flux financiers illicites d'origine commerciale. Cas du secteur minier. Le ministre des Finances a appelé à des mesures de répression contre les auteurs de ce crime économique.
Dans son allocution, il a stigmatisé la perte de plusieurs milliards de dollars américains au détriment du Trésor public à cause de la fraude et de l'évasion fiscale auxquelles se livrent certains opérateurs économiques véreux.
Les conséquences de ces crimes sont nombreuses, notamment la privation des moyens financiers à l'État qui n'arrive pas s'acquitter correctement de ses missions régaliennes, à savoir la construction d'écoles, de centres de santé et de routes. Pour Doudou Fwamba, une route et une non achevées veut dire un enfant perdu. C'est pourquoi, il se réjouit du fait que la RDC a décidé de s'aligner sur les standards internationaux à propos de la fuite des capitaux. Ainsi, le pays a-t-il adhéré aux conventions fiscales internationales.
ACCROITRE LA SYNERGIE ENTRE SERVICES FISCAUX ET SECTEUR MINIER
En outre, il s'est félicité de l'option de la réforme levée par l'exécutif central, qui vise à accroître la synergie entre les services fiscaux et le secteur minier.
Son souhait est qu'à l'issue de trois jours des travaux, les participants arrivent à élaborer une feuille de route susceptible de réduire les flux financiers illicites dans le pays. C'est un choix souverain du gouvernement, a-t-il martelé.
De son côté, Jean Claude Kalenga Makonga, Directeur général adjoint en charge des Finances et administration de la Direction générale de douane et accises (DGDA) a présenté sa régie financière en mettant en exergue la lutte contre la corruption qu'elle mène déjà, à travers sa direction chargée de la lutte contre ce fléau. À ce propos, il a révélé le partenariat établi entre la DGDA et d'autres régies financières nationales et internationales.
Ces assises qui se tiennent durant trois jours (29-31 octobre), ont pour objectif l'examen des mécanismes de prévention, de détection et de lutte contre ces pratiques rétrogrades qui fragilisent la gouvernance économique et amenuisent les recettes publiques nationales.
ASSAINIR LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES
Cette conférence qui réunit les représentants des institutions publiques, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile, s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement visant à assainir la gestion des ressources naturelles et à renforcer la transparence financière dans le secteur minier, pilier stratégique de l'économie nationale.
Cette activité est structurée autour d'une session dédiée à la vision gouvernementale et la transparence dans le secteur minier suivie de sept (7) panels abordant les thématiques ci-après : les mécanismes de prévention des flux financiers illicites ; mauvaises pratiques conduisant aux flux financiers illicites ; direction des flux financiers illicites -outils et institutions ; investigations sur les flux financiers illicites ; poursuite et recouvrement des avoirs ; mécanismes d'échange d'informations fiscales, douanières, judiciaires et financières; gestion financière et budgétaire des revenus infranationaux du secteur minier.
Lesdits travaux aboutiront sur des recommandations concrètes en vue de renforcer les capacités institutionnelles, d'améliorer la gouvernance du secteur minier et de réduire significativement les flux financiers illicites dans le pays.
Doudou Fwamba, l'argentier national, a réaffirmé, à travers cette initiative, son engagement à promouvoir la transparence, la bonne gouvernance et la redevabilité dans la gestion des ressources nationales, conformément aux orientations du président de la République.
À cet atelier participent les députés nationaux, les membres du gouvernement, les directeurs généraux de régies financières, les partenaires techniques et financiers dont le Ggiz.
Muke MUKE