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La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
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Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
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Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
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L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Dossier censure : l’excès de zèle a la peau dure
La séquence « le censeur censuré » remet sur le tapis la sempiternelle question de l’excès de zèle, façon plus « Fatshiste » que moi n’existe pas. Ces plus royalistes que le roi -pour reprendre l’expression de Chateaubriand- qui croient aimer le « chef » plus que lui-même. Dans les aventures de Tintin, ils seraient comparables à l’autre Dupont avec son « je dirais même plus« .
Sans être une spécialité zaïro-congolaise ni le fait de seuls pouvoirs tropicaux, ce phénomène traverse tous les régimes zaïro-congolais. De Mobutu à Fatshi en passant par Kabila père et fils.
Comme dans une espèce de course à l’échalote, courtisans, partisans, ministres, hauts fonctionnaires rivalisent de fidélité, de flagornerie et même d’obséquiosité pour s’attirer les faveurs du Président. Quitte, au change, à desservir-par leurs dérapages, outrances et excès – celui qu’ils croient servir. En fait, sous prétexte de bâtir la cathédrale, ils construisent leurs propres chapelles.
Force est, hélas, de constater que nombre de princes qui nous gouvernent succombent facilement au baratin de ceux qui les prennent pour ce qu’ils ne sont pas. Oubliant la leçon du fabuliste Jean de la Fontaine dans « Le Corbeau et le Renard« . A savoir que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute« .
Dans le contexte rd congolais, les mêmes méthodes et pratiques qui font du « Président » un deus ex machina s’implémentent sans peine. Comme qui dirait, les régimes passent, les pratiques demeurent. Et les professionnels de la flatterie migrent de pouvoir en pouvoir, brûlant sans état d’âme ce qu’ils ont adoré hier et avant-hier.
En censurant les chansons « Nini tosali te » et « Lettre à ya Tshitshi« , le patron de la Commission nationale de censure a cru devancer, anticiper le désir du pouvoir. A une autre période, ce haut fait lui aurait valu la qualité de « militant convaincu et convaincant« . Si tant qu’il ait pris cette initiative de son propre chef. Car, dans ce genre de situation, il est des décisions… suggérées ou soufflées en haut lieu pour justement plaire à l’Autorité. Quitte à se rabattre sur le fusible dans le cas où la mayonnaise ne prendrait pas.
Serait-on dans ce cas de figure ? Trêve de procès d’intention. Le très « zélé » censeur a été censuré. José NAWEJ