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Développement rural : le torchon brûle à l’OVDA
L’ambiance est morose à l’Office des voies de desserte agricole (OVDA), un établissement public sous tutelle du ministère du Développement rural. Il s’y passe des choses pas tout à fait catholiques. C’est pourquoi, les cadres et agents sont montés au créneau pour stigmatiser la confusion qu'ils attribuent au président du Conseil d’administration (PCA) et Mme la Directrice générale adjointe (DGA).
En l’absence du Directeur général (DG) qui se trouve en dehors du pays, les deux autorités sont accusées d'avoir opérer une mise en place en dehors de toute règle administrative.
Au regard des statuts des établissements publics, leur gestion quotidienne dépend du Directeur général. Le PCA dirige un organe d’orientation. À la rigueur, le DG et le PCA peuvent se concerter en cas de nécessité. "Mais, la mise en place faite en l’absence du DG enfreint la loi qui organise le fonctionnement des entreprises publiques de l’État", fustigent des agents de l'Office.
Emanation de l’ex Direction des voies de desserte agricole, l'OVDA a été créé depuis plus de deux ans, mais n’a jamais effectivement démarré. Les cadres et agents recrutés se présentent dans la cour de l’établissement en tournant les pouces du matin au soir. Depuis qu’ils ont été embauchés, ils ne sont pas payés. Il n’est pas évident que les nouveaux qui viennent d’être affectés seront pris en charge par le trésor public. L’ambiance risque d’être encore plus morose qu’auparavant, surtout que ces agents disposent d’un arrêté dûment signé par une autorité de l’établissement, même si le document n’est pas valide.
Mise en place empreinte d’irrégularités.
Cette mise en place contestée, est amplifiée par le fait que certains cadres ont été rétrogradés. Le duo PCA -DGA n’a pas tenu compte des grades dans l’affectation. C’est une faute administrative très grave qui peut pousser la personne préjudiciée à saisir la justice. Dans ce cas, l’OVDA sera condamné à remettre le plaignant dans ses droits et, probablement, à le dédommager pour le préjudice subi.
À ce propos, d’aucuns se posent la question de savoir si l’OVDA ne dispose pas d’un service juridique qui aurait dû éviter à cet établissement cet impair.
L’autre point à stigmatiser est le recours à un nombre élevé du personnel administratif, alors que l’OVDA est un établissement à caractère trop technique. En principe, ce sont des ingénieurs des routes, spécialisés en technique d’Hintensité de la main-d’œuvre (HIMO) qui devraient être privilégiés.
Mais, force est de constater que ces ingénieurs sont de loin moins nombreux que le personnel administratif. Ce déséquilibre risque d’avoir des conséquences néfastes sur le terrain.
Les travaux d’entretien et de réhabilitation des voies et des routes de desserte agricole seront sans doute bâclés au grand dam de la population qui s’attend à des travaux de haute qualité.
Muke MUKE