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DANS L’OPTIQUE DU PROJET DOPERAUS : Les experts de santé mobilisés pour une riposte collective et efficace aux maladies émergentes
La résurgence des maladies émergentes nécessite aujourd’hui une riposte collective pour obtenir des solutions efficaces et durables. Promue par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI/Canada), cette approche, développée dans le cadre du projet DOPERAUS, vise particulièrement à «décentraliser et à rendre opérationnelles les plateformes ‘‘Une Santé’’ en Guinée et en République démocratique du Congo». C’est dans cette optique que s’est tenu, du 10 au 11 août, un atelier sur le renforcement de la gouvernance de ces plateformes en RDC. Atelier organisé dans la salle de réunion de Labovet, à Kinshasa.
Au cours de ces assises, les organisateurs ont mobilisé les membres de la commission de coordination ‘‘Une Santé’’ au niveau national ainsi que les partenaires financiers et techniques qui appuient la mise en œuvre de cette approche. Les animateurs de l’atelier les ont ainsi encouragés à mener, en synergie, la lutte contre les maladies émergentes qui sévissent dans la région. Et particulièrement en République démocratique du Congo.
Aux dires du Professeur Nadège Ngombe Kabamba, Coordinatrice de la Commission de coordination ‘‘Une Santé’’ en RDC (CCUS), «ces défis complexes de santé comme la maladie à virus Ebola, Monkey Pox… ne peuvent être résolus par un seul secteur. Il faut un concours, la mutualisation des efforts de plusieurs secteurs. Ainsi, à la santé humaine, nous devrons désormais associer la santé animale et la santé environnementale pour des solutions plus durables dans le temps».

Au cours des travaux, les participants ont eu l’occasion d’avoir plus de détails sur le projet DOPERAUS lors de l’intervention de l’ingénieur Marlène Metena. D’après l’intervenante, ce projet s’est assigné comme objectifs spécifiques la cartographie des parties prenantes, le renforcement des capacités pour les plateformes Une Santé, de même que l’investigation des causes et conséquences des maladies émergentes.
Privilégier une collaboration multisectorielle
Pour sa part, le facilitateur de l’atelier, le doctorant Marc Yambayamba, s’est appesanti davantage sur l’opérationnalisation de l’approche ‘‘One Health’’ ou ‘‘Une Santé’’. Définissant ce concept, il a souligné le fait que cette approche privilégie la collaboration et se veut multisectorielle. Jugée efficace, cette approche amène les experts de différents secteurs de la santé à travailler en symbiose, en impliquant l’interface “homme, animal et environnement’’.
L’épidémiologiste Marc Yambayamba a exhorté les participants à renforcer leur collaboration dans le partage des données pour privilégier une riposte conjointe. Il les a invités à planifier une préparation efficace pour faire face aux urgences de la santé publique. Pour que cette approche soit réellement opérationnelle, le facilitateur a souligné que les activités organisées au cours de cet atelier au niveau national seront relayées aux niveaux périphériques, à travers notamment les territoires et les communes.
«A vrai dire, a-t-il lâché, les menaces de la santé commencent par-là». Raison pour laquelle la dynamique ‘‘One Health’’ doit être vulgarisée et renforcée dans ces zones pour répondre efficacement au problème de la santé publique. Pour ce faire, il importe d’assurer l’organisation des formations à tous les niveaux, de veiller à la mise en place des structures idoines et d’adopter des mesures d’accompagnement.
Yves KALIKAT