Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
CLOTURE DU MOIS DE LA FEMME : De la cuisine familiale à l’entrepreneuriat, le parcours florissant d’Arlette Musangu
Dans le cadre de la clôture du mois de la femme, Forum des As est allé, le jeudi 27 mars, à la rencontre d’Arlette Musangu, une jeune entrepreneure dynamique qui a su faire de sa passion un véritable succès, elle est la fondatrice de Yogordy, une entreprise spécialisée dans la vente de yaourts et de lait caillé en ligne.
Dans un monde où l’entrepreneuriat féminin prend de plus en plus d’ampleur, certaines femmes se distinguent par leur persévérance et leur capacité à transformer leurs rêves en réalité. C’est le cas d’Arlette Musangu. La trentaine révolue, mariée et mère de quatre enfants, celle-ci dernière est à la fois dévouée à sa famille et engagée dans son activité professionnelle.
Souriante, généreuse et toujours animée par une énergie débordante, celle que ses proches appellent affectueusement «Arly» a su faire de sa passion un véritable levier économique.
C’est en observant sa tante préparer du yaourt maison qu’Arlette Musangu découvre son amour pour l’art culinaire. Mais plutôt que de s’arrêter à un simple savoir-faire, elle décide d’aller plus loin : faire de cette passion une source de revenus.
«Lorsque j’étais enfant, j’observais ma tante préparer du yaourt avec soin. J’étais fascinée par son savoir-faire et par la simplicité avec laquelle elle transformait le lait en une douceur exquise. Un jour, je me suis dit : pourquoi ne pas en faire mon métier ?», raconte la CEO de Yogordy.
Pour y parvenir, elle ne s’est pas contentée de l’apprentissage familial et empirique. Convaincue que la connaissance est la clé du succès, elle se forme en restauration à l’ISC Gombe, puis dans une prestigieuse université en Afrique du Sud, spécialisée dans l’agroalimentaire. Elle intègre également l’incubateur PullUp Business Women, organisé par la Fédération des entreprises du Congo (FEC), afin de se perfectionner en gestion d’entreprise.
«La passion seule ne suffit pas. Il faut la discipline, la formation et la vision pour bâtir quelque chose de durable», ajoute-t-elle.
Un business rentable malgré les défis
Depuis cinq ans, Yogordy s’est imposé comme une marque de référence dans le secteur du yaourt et du lait caillé à Kinshasa. Grâce aux réseaux sociaux, Arlette Musangu a su conquérir une clientèle fidèle, séduite par la qualité de ses produits artisanaux.Un pari gagnant, car selon elle, ce commerce peut générer 100 % de bénéfices.
«Si j’ai des commandes, je fais 100 % de bénéfices. Il n’y a pas de pertes car je produis en fonction de la demande».
Mais comme tout entrepreneur à Kinshasa, elle doit composer avec certains obstacles, notamment la mauvaise qualité de l’électricité et les retards de livraison dû aux embouteillages qui peuvent perturber son organisation.
«Le courant est un véritable défi. Parfois, il coupe alors que le yaourt est en production. Et lors des livraisons, si le transport n’est pas bien organisé, on risque des retards. Mais chaque problème a une solution, et je m’adapte en permanence. »
Si Arlette Musangu a su bâtir son propre empire, elle ne veut pas s’arrêter là. Son ambition ? Partager ses connaissances et aider d’autres femmes à devenir financièrement indépendantes.
«J’encourage toutes les femmes à se débrouiller, à ne pas attendre que quelqu’un vienne leur tendre la main. Nous avons toutes un talent, une capacité cachée en nous. Le secret, c’est de l’identifier et de le transformer en source de revenus. »
Dans cette optique, elle prévoit de lancer une formation dans les prochains jours afin d’enseigner les bases du métier à celles qui souhaitent se lancer.
«Être indépendante financièrement, ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Lorsque vous avez votre propre source de revenus, vous gagnez non seulement en autonomie, mais aussi en confiance en vous. C’est cela, la vraie liberté».
Arlette Musangu prouve qu’avec une vision claire, de la formation et du travail acharné, il est possible de transformer une passion en un business florissant.
Christian-Timothée MAMPUYA