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Chacun pour soi, le Pape pour tous…
Pas l’once d’une renaissance. Rien ne bouge. Tout demeure figé. Le statu quo ante reprend même progressivement ses droits. Jusque dans la caricature de ces embouteillages-bouchons qui pourrissent la vie des Kinois.
C’est à croire d’abord que le sempiternel mirage congolais a eu raison du « miracle » papal. C’est à croire ensuite que la lueur sur la RDC n’était qu’un leurre. C’est à croire enfin que les oracles du Pape n’ont pu éloigner les orages dans les nuages du ciel rd congolais.
Le Souverain pontife a, pourtant, à coup de sermons-canons, chassé tous les « mauvais esprits » ambiants. Sans effet ?
A l’interne, il a jeté l’esprit de « chamailleries politiques » dans le fleuve Congo. A la place, il a pêché et prêché la réconciliation en Jésus-Christ. Seulement voilà, la classe politique demeure scotchée à son mal… congénital. Ou presque.
Sur le front de l’agression, le Pape a lié l’esprit méphistophélique de tous les prédateurs des ressources de la RDC et l’a jeté dans le lac Kivu.
Le pape François a fait sa part .Il revient aux Congolais de remplir leur part du contrat en s’appuyant sur l’Appel fondateur du Souverain pontife. Le fabuliste Jean de La Fontaine aurait soufflé dans nos oreilles son fameux « Aide-toi, le Ciel t’aidera ». On ne sent encore moins on ne voit, hélas, rien venir.
Tout se passe comme si le passage du Pape était une parenthèse que l’on a vite fermée. Un peu comme nombre de ces Congolais à la religiosité chevillée au corps -et non à l’esprit- qui fréquentent assidument les églises sans naître de nouveau.
Pourtant, compte tenu de la menace existentielle qui telle une épée de Damoclès plane sur la RDC, le sermon de François a valeur de tocsin. En raison des enjeux et des dangers potentiels que charrie cette année électorale, le discours papal a tout d’une alarme.
De quoi craindre que l’on arrive à se poser bientôt la question en forme de clin d’œil à l’écrivain Ernest Hemingway: pour qui sonnera le glas? José NAWEJ