Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , est arrivé ce jeudi 22 octobre à Luanda, capitale angolaise, pour prendre part à l’ouverture de la quatrième édition de la…
Beni : retour au calme après une matinée de forte tension hier
La ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a connu une matinée mouvementée hier lundi 13 octobre marquée par des manifestations spontanées de plusieurs groupes de jeunes, rejoints parfois par des enfants.
Ces mouvements de colère ont provoqué une paralysie partielle des activités scolaires, économiques et sociales, avant que le calme ne revienne progressivement dans la journée.
Des coups de feu ont retenti dans plusieurs quartiers de la ville, alors que les forces de l'ordre tentaient de disperser les manifestants qui avaient érigé des barricades sur plusieurs artères principales, avenues et boulevards. Les jeunes en colère ont également brûlé des pneus, jeté des pierres et déversé des ordures sur la voie publique, perturbant la circulation et semant la panique parmi les habitants.
Les motifs de la manifestation n'étaient pas clairement unifiés. Tandis que certains jeunes disaient réclamer le retour de la paix et dénoncer l'insécurité persistante dans la région, d'autres exigeaient le départ de la MONUSCO, ou encore protestaient contre l'attitude de l'ICCN envers les cultivateurs. Une autre frange des protestataires demandait le retrait du gouverneur du Nord-Kivu, accusé d'inaction face à la crise sécuritaire.
Les établissements scolaires du nord et de l'Est de la ville n'ont pas ouvert leurs portes. Par mesure de sécurité, plusieurs chefs d'écoles ont renvoyé les élèves chez eux, craignant des débordements. Vers 10 heures, la situation a commencé à se stabiliser grâce à l'intervention des forces de sécurité, rétablissant progressivement la circulation et le calme dans les différents quartiers.
Les autorités locales appellent désormais les habitants à la retenue et au dialogue pour éviter que de telles scènes ne se reproduisent. Cependant, ce mouvement traduit un profond malaise social et un ras-le-bol généralisé face à une insécurité persistante qui continue de hanter la population de Beni depuis plusieurs années.
Pascal NDUYIRI, à Beni