Dernière minute
Société
Traduire en français : " Lifelo ata etondi place ya Satana ezalaka toujours réservée !" "Même si l'enfer est plein, la place de Satan est toujours réservée" C'est une expression souvent utilisée pour dire que chacun finira par répondre de ses actes, ou que certaines conséquences sont inévitables…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Le professeur Amine Laghidi a reçu dernièrement le Prix spécial du Sommet lors du Sommet de Trieste. Il devient ainsi le premier Marocain, le premier Africain et le premier Arabe à recevoir cette…
Nation
Amine Laghidi : » Sous le leadership éclairé de S.M. le Roi, on va vers un Maroc de dignité, de prospérité et d’intégrité territoriale «
Au Maroc et partout ailleurs en Afrique, sa lecture géopolitique fascine et façonne. Le Pr. Amine Laghidi, c’est de lui qu’il s’agit se projette dans l’année 2023 à l’aune des acquis socioéconomiques obtenus sous le leadership éclairé de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cet expert international en diplomatie économique et stratégie du développement a fait part de ses perspectives quant à l’année qui commence sur la 1ère chaîne nationale de télévision marocaine Al Aoula. Forum des As reprend la quintessence de cet entretien.
1. L’année 2022 a été l’année de la concrétisation et du lancement de plusieurs chantiers de grande envergure. Sur le plan social par exemple la généralisation de la protection sociale compte parmi les projets les plus édifiants. Il a signé la fin du RAMED pour entrer de plain-pied, l’assurance maladie au profit de 11 millions de Marocains. Est-ce une manière d’asseoir les bases d’un État social ?
* On dit que le diamant très souvent est valorisé par les écrins et pour comprendre en fait l’importance de ce haut chantier, projet royal, comprenons-aussi l’environnement dans lequel on vit notamment l’environnement international. Nous vivons dans un monde, il ne faut pas se voiler la face, qui est encore en pleine turbulence, en plein développement, qui n’a pas encore repris sa stabilité, une période de bâtir de l’ordre après le chaos justement qui a été créé par le Covid-19.
Je rappelle que les vagues qui nous entourent parce que nous parlons d’un océan sont des vagues inflationnistes, le prix des matières premières, des produits finis. C’est aussi une rupture dans les chaînes de valeur aussi bien logistiques que des chaînes de transport.
C’est encore un monde où on a des rixes entre les pays, des crises politiques, des guerres, un monde où il y a des vents de crise alimentaire, des défis asymétriques et terroristes qui reviennent etc… Et pourtant, il y a aussi de l’éclaircie, de l’opportunité. Faut-il que le bateau arrive à bon port, et le Chabaq marocain, j’utilise cette métaphore, un type de bâton marocain historique, a un grand capitaine, leader, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, qui a une vision.
C’est très important d’avoir une vision en période de crise. Il ne s’agit pas seulement de surfer les vagues, mais de savoir où l’on va, notre capitaine Sa Majesté Mohammed VI sait où l’on va.
On va vers un Maroc de dignité, prospérité, où toutes les couches sociales se retrouvent, un Maroc bâti par les Marocains pour les Marocains, un Maroc de souveraineté, c’est très important de le noter et d’intégrité territoriale. Mais aussi de responsabilité et de rayonnement à l’international. Et c’est dans ce monde là, plein de défis, qu’on a transformé un ensemble de menaces en des opportunité et c’est dans ce monde aussi, qu’on a fait ce grand choix, celui de la dignité pour tout le peuple marocain, un projet titanesque, très important qui nécessite notre mobilisation nous tous. Parce que notre devoir aussi bien, nous, hommes, femmes, hommes d’État, simples citoyens que tout citoyen marocain, c’est de contribuer à ce chantier en créant de la valeur pour garantir de la dignité, et surtout, c’est un chantier qui se tient sur 5 niveaux avec investissement et non pas un coût. Parce qu’il ne s’agit jamais de coût quand il est question d’investir dans le citoyen marocain.
51 milliards de dirhams, 5 milliards de dollars américains en une période de défi par an. Il faut le trouver, on ne peut le trouver qu’en créant une économie dynamique, ouverte à l’international, qu’en attirant l’investissement international, en valorisant aussi l’investissement local. En développant les 12 régions de notre cher Royaume.
C’est un programme sur 4 niveaux, le premier est déjà opérationnel. Il a déjà commencé. Justement c’est la couverture médicale.
Un chantier qui est déjà opérationnel et avec un choix symbolique, celui de commencer par les agriculteurs, les artisans, les commerçants.
Le premier en fait commence cette année, déjà c’est celui des allocations familiales.
L’allocation familiale, c’est le Maroc qui fait le choix de la famille, du tissu familial. C’est dans notre héritage, notre culture mais c’est aussi un choix souverain au moment où d’autres pays voient le tissu familial s’effriter, le Maroc, lui, mise sur la famille, aussi l’éducation.
3ème et 4ème bien sûr, on le sait tous. Il s’agit aussi de valoriser nos Seniors, donc à travers une retraite qui est généralisée, nos grands-parents qui nous sont aussi chers dans notre culture, et aussi aujourd’hui au présent et dans le futur, et aussi nos jeunes en ayant aussi nos indemnités de pertes d’emplois.
2. Et en 2022, on a également des projets économiques phares qui ont été lancés à la faveur d’une Vision royale éclairée. Le Maroc a consolidé son leadership à l’échelle du continent africain à travers le tout nouveau programme d’investissement de l’OCP (Office chérifien des Phosphates), le programme d’investissement vert avec 130 millions de dirhams mobilisés pour l’innovation, l’énergie verte. C’est un défi de taille dans le contexte actuel, la sécurité alimentaire.
* La sécurité alimentaire absolument, le monde est en crise, il y a besoin d’avoir des chaînes de valeur, de proximité de crise, les pays européens sont aujourd’hui en train d’augmenter leur stock stratégique. C’est du jamais vu depuis la période de la Guerre froide, sauf qu’il n y a plus de ravitaillement. Or le Royaume du Maroc a un savoir-faire en matière de la phosphate, en matière agricole et qui est très important. On a l’expertise mais aussi pour être un vrai réceptacle d’investissement dans notre continent africain qui recèle en fait du plus grand potentiel aussi de production agricole.
Pour revenir à ce beau projet qui a été présenté dans une cérémonie officielle présidée par notre souverain, Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
On parle de 13 milliards de dollars américains d’investissement. C’est donc 13% du PIB.
C’est immense pour que l’OCP puisse atteindre 14 milliards de dollars américains de chiffres d’affaires essentiellement en devise avec un taux de valeur ajoutée. Et là je ne parle pas d’intégration mais de valeur ajoutée de plus de 70% en devise encore une fois, on parle de 25.000 emplois, donc 25.000 familles qui vont être fondées, touchées positivement par ce programme et des emplois à forte valeur ajoutée.
Il s’agit d’ingénieurs, de managers qui vont gérer aussi bien la transformation aussi des jeunes issus de la formation professionnelle des techniciennes et des techniciens qui vont créer cette valeur ajoutée.
Il s’agit aussi de transformer un ensemble d’import de New port international.
Parlons des chiffres. D’accord qui vont créer cette valeur ajoutée. Il s’agit aussi de transformer un ensemble d’un New port national. Je fais un clin d’œil ici à la notion d’ammoniac vert. On aura peut-être l’occasion d’en parler qui lui-même est issu de l’hydrogène vert qui est lui-même issu d’un processus de l’électrolyse qui se base en fait sur l’énergie verte et le Maroc est un pionnier dans le domaine. On parle aussi de l’OCP qui est passé de l’export de la Roche d’accord à une valorisation de cette Roche, un processus de flottation.
On ne récupère pas seulement le phosphate, on récupère aussi les terres rares, le lithium, c’est très important pour nos téléphones, chargeurs, un ensemble de produits et métaux ferreux. Donc c’est une valorisation dans la durabilité. On parle aussi d’un OCP, fierté nationale.
Il a su transformer un bon nombre de menaces notamment le processus d’utilisation d’eau industrielle au travers la transformation de l’eau de mer au processus de dessalement d’eau, qui profitera non seulement au besoin industriel mais aussi à la communauté autour de ceci.
On parle aussi de l’énergie renouvelable, 5 Giga watts d’investissements dans l’énergie renouvelable avec une combinaison très typique entre l’énergie solaire et éolienne qui permet aussi une productivité de 24h sur 24, OCP qui n’exporte pas uniquement les engrais. C’est déjà un pan stratégique, elle exporte un savoir-faire, une expertise en accompagnant en fait l’agriculteur depuis le mapping du terrain pour que chaque gramme de phosphate d’engrais aille là où il faut. On accompagne aussi l’agriculteur jusqu’au marché final, une vraie contribution à la sécurité agricole mondiale.
3. Autres grands projets pour booster les investissements et la croissance économique, la nouvelle charte de l’investissement, un programme qui s’annonce comme un game changer.
Comment est-ce que ce grand chantier se traduit-il sur le terrain ?
Côté stratégique, ça va de soi. C’est un chantier dont on a parlé à plusieurs reprises sortant un tout petit peu en fait tout en restant dans la ligne officielle, portant en fait les idées reçues.
Aujourd’hui, l’objectif est de créer et la valeur, on l’a tous compris. On se doit tous d’y contribuer et aussi bien qu’en tant qu’artisan, agriculteur, sur tous les niveaux quel que soit notre degré de responsabilité, d’éducation.
La charte justement elle prévoit l’accompagnement des TPEPM d’une part, et l’accompagnement de grandes entreprises, prévoit le développement territorial aussi bien le rural que l’urbain. Et c’est important d’avoir des projets spécifiques par rapport à chacune d’entre elles.
Les 12 régions du Maroc mais aussi une diversification des partenaires économiques du Maroc et je rappelle que 3 ou 4 régions du Maroc réalisent près de 90% de nos exports et également que 3 partenaires économiques, sans les nommer sont très importants pour nous.
D’accord mais elles représentent quand même plus de 90%. Donc on a l’obligation stratégique de diversification des partenaires et aussi de permettre à l’économie nationale de rester aussi compétitive.
Et là je fais un clin d’œil avec un projet très important, et un championnat national. C’est celui de l’énergie. Aujourd’hui non seulement à la haute grande vision de S.M.
On a transformé une grande menace en une opportunité réelle sur le terrain c’est-à-dire en produisant l’énergie renouvelable mais le Maroc est devenu le champion africain, méditerranéen et même figure sur le podium mondial, et quelques chiffres pour terminer. On parle quand même de 1700 Mégas watts rien qu’en énergie hydrique, hydroélectrique. On parle automatiquement de 1500 Mégas watts.
Au fait aujourd’hui uniquement en éolienne avec une grande participation de tout ce qui est en sorte, secteur privé et justement la nouvelle charte, elle prévoit d’inverser la pyramide, que 2/3 soit fait par le privé et pas par le public et le 3è, c’est 800 Mégas watts dans le solaire, avec aussi un taux d’optimisation qui est très élevé. On parle quand même de 46 centimes le kilowatt/heure par rapport à certains sites. On parle d’aussi d’innovations, de recherche et développement avec de grands producteurs mondiaux, sans les nommer pour ne pas faire de publicité, pour que les turbines commencent à consommer justement l’hydrogène vert où le Maroc et une de nos provinces du Sud, le Sahara marocain, figure parmi les têtes de proue des investissements étrangers dans le monde.
Donc on a aussi bien l’optimisation, la technologie que le savoir-faire et c’est un champion qui permet aujourd’hui à l’industrie nationale et aux différentes entreprises de bénéficier d’une électricité qui est compétitive.
4. La conjoncture mondiale difficile impacte naturellement l’économie nationale, la crise sanitaire, le conflit en Ukraine, l’inflation, l’envolée de prix des hydrocarbures. Comment se présente la nouvelle année, 2023 pour notre pays ?
Madame, un stratège, ne peut être qu’optimiste. L’ année 2022 a été une année de grande victoire diplomatique pour notre pays, une année de valorisation à l’international, a été une année d’union nationale, et on continuera de le faire aussi bien autour de nos fondamentaux et aussi une année de paix et de sécurité et nous ne pouvons que remercier toutes les personnes qui œuvrent par rapport à cela sous le Haut leadership.
Maintenant l’année à venir pour terminer sur une note qui est positive parce qu’on a une responsabilité. Il y a deux points. Je ne vais pas entrer dans la tergiversation et je la connais très bien sur en fait, sur la relation entre le taux inflationniste et aussi le taux directeur.
Je vais vous donner 2 propositions réelles qui sont issues des solutions réelles et d’études qu’on a faites.
La première, c’est en celle fait, de la valorisation des centrales d’achats nationaux. D’accord des centrales qui doivent être holistiques, qui doivent être inter industrielles. Mais aussi destinées non seulement à acheter pour le marché marocain mais pour le marché international. Pourquoi ? Pour permettre au Maroc d’acheter moins cher que les autres, pour permettre au Maroc d’acheter avec des prix qui sont bas sur une durée qui est longue donc épargnant au consommateur marocain, le risque en fait inflationniste.
La deuxième est aussi l’économie nationale et l’industrialisation nationale. Le 2è point d’une manière tout à fait rapide, il faut aussi protéger l’épargne nationale et là je parle d’épargne personnelle. Je n’aime pas le terme d’épargne de ménage. Je pense que c’est le terme économique, adéquat mais l’épargne personnelle. Cette épargne nous a sauvés en période de crise parce qu’elle se transformait en investissement.
Nous sommes une économie de cash. Pour ne pas utiliser le terme de cash, de péjoratif informel. Nous sommes une économie de cash. Il ne faut pas que cette épargne se transforme en une épargne qui est opportuniste ou une épargne de consommation contribuant à l’inflation. Il faut qu’elle participe dans le cadre de fonds de participation individuelle, à des projets clés. Tout ce qui est dessalement d’eau, l’industrie où les citoyens peuvent contribuer, se prémunir contre le risque d’inflation. Ce sont des obligations qui sont responsables de leur pays.