Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Montréal - Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Cette…
Nation
Le Japon a offert à la Fédération nationale des femmes protestantes du Congo (FNFPC) de l'Eglise du Christ au Congo) un bâtiment scolaire de plain-pied, deux ateliers, deux bureaux …
26 janvier 2026 : l'ultimatum de Daniel Bumba donne des frissons aux transporteurs
Nous sommes le 26 janvier 2026. Ce dernier lundi du mois expire l'ultimatum de Daniel Bumba Lubaki, le Gouverneur de la ville de Kinshasa. A dater de ce jour en effet, la traque sera déclenchée contre tous les transporteurs qui ne seront pas en règle avec les exigences de l'autorité urbaine. Au total, 3.000 agents seront déployés à travers la capitale pour faire respecter les mesures de l'autorité urbaine.
Pour nombre de transporteurs de Kinshasa, les menaces de Bumba tombent comme une bombe. Que des frissons pour ceux qui ne se sont pas conformés à la réglementation en vigueur. Comment oseront-ils sortir aujourd'hui sur les grandes artères de la ville sans se faire harponner par les agents commis à la surveillance de la circulation?
Dans les 60 carrefours stratégiques ciblés, les 3.000 agents mobilisés pour sanctionner les infractions routières ont reçu des instructions strictes sur les documents à contrôler : permis de conduire, validité du contrôle technique, vignette, assurance, autorisation de transport, grille tarifaire des transports en commun... Les contrevenants s'exposeront à des sanctions allant de l'immobilisation de leurs véhicules à leur mise en fourrière, menace l'autorité urbaine.
"Chaque Kinois doit être en règle"
Selon le Gouverneur de la ville de Kinshasa, l'objectif de la campagne amorcée est d'optimiser la circulation, de garantir la sécurité des usagers de la route, de faire appliquer la loi et les règlements...
"Déterminé à donner l'exemple avant le lancement de la grande campagne d'assainissement du secteur des transports, le gouverneur Daniel Bumba s'est rendu au CONADEP pour obtenir son permis de conduire, rappelant que "chaque Kinois doit être en règle". Un geste fort destiné à promouvoir le respect des lois et le civisme routier", commente un de ses sympathisants sur le mur de la page facebook de Motuna.cd.
Prêt à jouer au chat et à la souris
Dans les rues de Kinshasa, frissons, peur... exhalent dans les rangs des transporteurs autant que la grogne, le grincement des dents... "Pour éviter toute tracasserie, nous allons nous arranger pour sortir nos véhicules tous les jours très tôt, avant le déploiement des agents de surveillance. Nous attendrons juste leur départ des carrefours pour sortir à nouveau avec nos véhicules", nous souffle un chauffeur d'un bus 207.
Les conducteurs de motos et de tricycles regrettent, à leur tour, qu'il leur soit interdit de fréquenter les boulevards. Pour eux, ces mesures vont leur faire perdre des recettes et de la clientèle. "Le temps qu'on nous a laissé pour nous mettre en règle a été trop court. Je n'ai pas réussi à mobiliser les frais nécessaires pour me mettre en règle", avoue un conducteur de taxi.
Pour les récalcitrants, la campagne déclenchée tombe bien mal. Elle risque de les appauvrir si ces transporteurs garent leurs motos, leurs tricycles, leurs véhicules. Ils se disent dès lors prêts à jouer au chat et à la souris jusqu'à nouvel ordre.
Yves KALIKAT