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Vivement l’exégèse du sermon-express du Cardinal !
» Repartir sur des bases nouvelles « . « Marcher la main dans la main « . Enigme, parabole ou langue de bois ? L’opinion se perd en conjectures sur le fond de la pensée du Cardinal Ambongo.
Seul l’Archevêque de Kinshasa peut, pour emprunter aux maths, définir en extension ce qu’il a articulé en compréhension. Seul le pasteur en chef de la toute puissante Eglise catholique de la capitale peut faire l’exégèse de son court sermon à l’issue de sa rencontre avec les piliers institutionnels du pays légal.
En attendant l’explication des textes par leur auteur, au sein du pays réel, on ne peut s’empêcher de se souvenir que le Cardinal déclarait, il y a peu, à la ville et au monde qu’il se sentait en insécurité à Kinshasa. Quelques semaines après cet aveu gravissime à forte valeur…d’accusation, il nous sera né un certain Denis Kadima, « enfant illégitime » aux yeux de deux églises mères de l’expertise électorale en RDC. Pas de baptême ni de saint sacrément pour ce « fils » honni par la CENCO et l’ECC.
Depuis, pour traduire en actes la » sainte » colère de leurs pères spirituels respectifs, laïcs catholiques et protestants ont amorcé la croisade contre les animateurs de la Centrale électorale. Marche, sit-in…Une recette que les calotins de base connaissent par cœur et exécutent en chœur depuis la mémorable marche des chrétiens du 16 février 1992.
Suite au précédent, » repartir sur des bases nouvelles » équivaudrait-il à faire table rase du passé ? Prince de l’Eglise, Fridolin Ambongo a vocation, moyennant le confessionnal, à demander à Dieu de gommer le passé. Père spirituel des catholiques de Kinshasa, le Cardinal a vocation à traiter avec la même affection toutes ses ouailles. Au demeurant, ses illustres hôtes du soir sont tous catholiques. Donc des laïcs.
Reste qu’entre le Pouvoir d’une part et la CENCO et l’ECC de l’autre existe un contentieux né de ce que les deux mastodontes du champ confessionnel considèrent comme un hold-up. A savoir l’investiture du bureau incomplet de la CENI. Ce bras de fer déborde même largement le cadre stricto sensu Eglise-Pouvoir. Puisque, pour le coup, les laïcs font chorus avec des forces politiques bien identifiées : Lamuka et FCC pour ne citer que les plus en vue.
Quelles seraient, dans ces conditions, les » nouvelles bases » ? Un concordat « local » serait-il servi aux Congolais comme cadeau de Noël ? Et l’Eglise réformée dans tout cela ? Vivement l’explication des textes par l’intéressé!
Sinon, ce serait le règne de l’ambiguïté à Lindonge. Or, le Cardinal Ambongo n’ignore pas cette citation d’un illustre… cardinal français du XVIIème siècle : » on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens « . José NAWEJ