Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
La sécurité au Complexe scolaire La Renaissance, ex-Athénée Royale de Kamayi à Kananga, est au centre des inquiétudes des parents d'élèves après l'incident survenu ce mardi 13 octobre 2026.
…Vivement le deuil national !
Avec l’éruption volcanique de Nyiragongo, c’est peu de dire que la RDC est en deuil. Au fond vu de Goma capitale d’une province continuellement endeuillée, il s’agit d’un deuil dans le deuil qui tient, hélas, lieu d’écosystème local.
Un drame qui sonne comme en écho à la tragédie qui se vit et sévit dans le Grand nord. Une sinistre loi de séries qui en rajoute à l’opération mathématique la plus usitée dans la région : l’addition ou la comptabilité macabre. Une espèce de double, triple voire quadruple peine pour des populations sous la menace des laves du volcan, terriblement secouées par des tremblements de terre, contraintes d’abandonner leurs maisons lézardées et de se mettre sur les routes à la recherche d’un ailleurs sécurisant.
L’acharnement de la nature est tel que même le deuil devient errant. On pleure en fuyant la…mort annoncée. A charge aux Congolais d’autres régions d’organiser la solidarité nationale et de fixer le deuil en lieu sûr.
Si prompt à décréter le deuil national lorsque la malheur frappe un pays frère, le Pouvoir tarde à donner officiellement le « la » du deuil pour les victimes des laves du Nyiragongo. Pourtant, « charité bien ordonnée commence par soi-même« .
Trêve de procès. A bas la polémique. Période de deuil oblige. Viendra sans doute l’heure de désigner ou de démasquer le ou les « sorcier(s)« .
Va-t-on recourir aux devins pour dénicher les fameux « bandoki » qui jetteraient un mauvais sort sur l’Est du pays. Avec le risque que la liste de sorciers soit extraordinairement longue et contienne aussi des noms des étrangers. Ou pour avoir remis le pays entre les mains du Seigneur, va-t-on recourir à ce que la RDC compte de serviteurs de Dieu pour des séances d’exorcisme collectif suivi d’une catharsis à l’échelle nationale?
Plus sérieusement, la vraie sorcellerie dont nous devrions nous départir est cette gestion par à-coups à mille lieues de la nécessaire prévision et planification. Impossible, dans ces conditions, de voir venir le danger.
Comment, à ce propos, ne pas invoquer ; évoquer et convoquer la citation de l’homme politique français Emile Girardin. A savoir, « gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte« . A méditer sans modération en cette période de deuil.
José NAWEJ