Dernière minute
Société
" Ce n'est pas l'âge qui procure la sagesse !", enseigne cette sagesse biblique qu'un anonyme a voulu bien nous rappeler. Ce verset biblique est tiré du 9ème verset, chapitre 32ème du livre de Job.
Trois versions en parlent: " Ce n'est pas l'âge qui procure la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les contours de l'entrée inaugurale de la République démocratique du Congo sur le marché international des capitaux, couronnée par une levée de fonds à hauteur de 1,25 milliard de dollars étaient…
Étranger
La République de l’Équateur a réaffirmé, vendredi, son soutien à l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, la qualifiant de la seule solution sérieuse, crédible et réaliste au…
Nation
Figure bien connue des animateurs de football en République démocratique du Congo, Michel Mbolandinga de son vrai nom, plus célèbre sous le sobriquet de Lumumba Vea, vient de franchir un cap…
Rwanda et M23-AFC : Quand l'éducation devient une victime collatérale
" * L'avenir du Congo-Kinshasa est compromis.
Les exactions dues aux attaques répétées et violentes de la coalition terroriste M23-AFC soutenue par l'armée rwandaise, ont provoqué la fermeture de plusieurs centaines d'écoles dans les territoires sous occupation. Ainsi, des millions d'enfants ne vont plus à l'école ! Une situation déplorable qui compromet l'avenir de ces jeunes Congolaises et Congolais. Et la bonne gouvernance en prend un sérieux coup.
L'impact de la guerre imposée aux millions de Congolais par le Rwanda belliqueux est loin de se limiter aux seules destructions matérielles. La guerre affecte en outre profondément le développement humain du pays. "L'éducation est, ezn effet, l'arme la plus puissante que l'on puisse utiliser pour changer le monde", a soutenu Nelson Mandela, Paul Kagame et ses supplétifs se mettent à s'y attaquer pour affaiblir davantage la RDC.
Quand, depuis 2019, le président Félix Tshisekedi, a engagé son gouvernement, sur la voie de la gratuité de l'enseignement primaire sur toute l'étendue du territoire national, il savait ce que ce secteur vital représentait dans l'avenir d'un pays.
Sous l'angle quantitatif et qualitatif, cette réforme a impacté positivement le taux de scolarisation en permettant à quatre millions d'enfants hors circuit scolaire de regagner l'école. Et les statistiques officielles parlent du nombre d'écoles qui est passé de 41 739 à 64 788 écoles publiques, soit une augmentation de 55% grâce à cette politique de gratuité saluée des deux mains par la majorité des parents et des partenaires. Conséquence de cette situation, les candidats finalistes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ne participeront pas à l'Examen d'Etat 2025.
Cette réforme, on le rappelle, est l'émanation de l'accord de Sun City. C'est la Constitution, engendrée par cet accord, qui comporte une disposition imposable sur la réforme de la gratuité de l'enseignement de base que Joseph Kabila n'a pas appliquée sous son régime, peu soucieux d'offrir le pays d'une telle opportunité.
Donc, comme on le voit - et coup de chapeau au président de la République Félix Tshisekedi - à peine aux commandes du pays, il n'a pas attendu des années pour rétablir les enfants dans leurs droits les plus légitimes en matière de l'éducation. D'où la mise en œuvre de la réforme de la gratuité de l'enseignement de base qui fait la joie des millions d'enfants bénéficiaires.
LA GRATUITE DE L'ENSEIGNEMENT SABOTEE
C'est cette œuvre grandiose que les ennemis de la RDC, en l'occurrence le régime de Kigali et ses hommes de main, sont en train de saper, d'anéantir pour espérer de prendre en otage le Congo-Kinshasa.
" Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante qui pourrait durerdes décennies et coûter cher en vies humaines, il suffit de détruire son système d'éducation (…) ". a dit un homme sage.
C'est cette méthode pernicieuse que l'homme fort de Kigali se met à mettre en pratique pour faire disparaître le pilier de l'avenir d'un pays qu'il a toujours convoité aussi bien pour ses fabuleuses ressources naturelles que pour son espace géographique, lui et les siens vivant à l'étroit.
A la seule différence que l'homme fort du pays aux mille collines va plus loin en faisant la guerre à la RDC. Son armée et ses supplétifs de l'AFC-M23 bombardent, détruisent, incendient des écoles. En raison de cette guerre, certains établissements scolaires sont occupés par les populations déplacées.
PLUS DE UN MILLION D'ELEVES SANS ECOLES
En effet, l'agression rwandaise affecte sérieusement ce dont la RDC dispose de plus cher, à savoir sa jeunesse. En termes plus clairs, l'avenir même du pays. Le 4 mars, la ministre d'État, ministre de l'Education nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, tirait déjà la sonnette d'alarme sur cette situation alarmante. Au cours d'un briefing presse, elle a présenté un bilan très lourd sur "l'impact de l'agression rwandaise sur le système éducatif dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu".
Selon les chiffres communiqués par la patronne de l'Education nationale parlent d'eux-mêmes sur l'œuvre de sabotage que réalise Paul Kagame et ses supplétifs. 2.594 écoles sont fermées à la suite de cette invasion barbare du Rwanda, dont 1.483 au Nord-Kivu et 1.111au Sud-Kivu. Par conséquent, la fermeture de ces établissements scolaires affecte - tenez-vous bien - 1.108.962 élèves.
" Cette situation de guerre met en mal le travail réalisé par le gouvernement depuis l'arrivée du Président Félix Antoine Tshisekedi au pouvoir. Au-delà des infrastructures, l'impact le plus important est le fait que les élèves qui sont affectés, privés de leur scolarité alors qu'ils sont des adultes de demain. L'éducation est sacrée, car son impact est à court, moyen et long terme", dénonce Raissa Malu.
Amer SUGARI Ndudi