Dernière minute
Société
L'expérience nous a rendu sage. Nul n'est méchant volontairement". Un peu de révision de la grammaire ferait quand même du bien. Un mot sur le duo "rendu sage".
En situation normale, les deux mots se mettraient au pluriel (rendus sages) car s'accordant avec le pronom personnel "nous" qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Par un arrêté signé le 4 mai par Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre, ministre de l'Economie nationale, le Gouvernement a procédé à une révision des prix des produits pétroliers dans la…
Étranger
SEOUL, 05 mai (Yonhap) -- Le président Lee Jae Myung a promis hier mardi de bâtir une société qui traite les enfants avec dignité dans un message marquant le Jour des enfants de cette année.
…Nation
Le président de la République, Félix Tshisekedi, est monté au créneau pour recadrer le débat autour de la Constitution, dans une intervention diffusée ce mercredi sur la RTNC.
Face aux…
Règlement ou reddition des comptes ?
A six mois des élections, les Congolais pouvaient se passer utilement de la passe d’armes entre Pouvoir et Clergé. A travers les âges de ce pays qui vieillit sans grandir, ce bras de fer est récurrent. Du déjà- vu et du déjà entendu. Hormis Kasa-Vubu, à chaque président de la République son » opposant de cardinal « , ironise déjà la rue kinoise à l’imagination fertile. Comme quoi, il n’y a rien de nouveau sous le soleil qui, dixit le Maréchal Mobutu, » se lève et se couche au bord du grand et majestueux fleuve Congo « .
Dans cette épreuve de force, aux allures d’une course de fond, le vrai gagnant est invariablement celui qui dispose du temps long parce qu’il se réincarne dans la durée. Mieux, ad vitam aeternam, du moins à l’échelle du séjour terrestre. Pas besoin de bénéficier d’une » onction double » pour pronostiquer la victoire finale du représentant de l’Eglise catholique. A moins que comme par le passé, la séquence « rabibochage » survienne dans l’entre-temps.
Vu du souverain primaire, là n’est cependant pas le principal. A ce qui a, par certains aspects, tout l’air d’un règlement des comptes mal soldés de 2018, les Congolais préfèrent de loin la reddition des comptes pour ce quinquennat crépusculaire. Après tout, il y a un temps pour tout, rappelle Ecclésiaste. En l’occurrence, un temps pour se régler des comptes et un temps pour rendre compte.
Du chef de l’Etat, le peuple attend le bilan à l’aune de ses engagements pris voici quasiment cinq ans. Qu’a-t-il promis ? Qu’a-t-il réalisé ? Et ce, dans tous les secteurs-clés, principalement le social et la sécurité. Qu’est-ce qui justifierait son second mandat à part le fait, somme toute trivial, qu’il a le droit de postuler à nouveau pour le top job ?
Voilà les questions qui taraudent l’esprit des Congolais. Et tout le reste est littérature, pour reprendre Verlaine. José NAWEJ