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…Reddition des comptes ne rime pas avec règlement des comptes
A trois mois des élections, les Congolais n’ont que faire de règlement des comptes…mal soldés de 2018. Ils n’y trouveront pas leur compte. D’autant que le décompte des voix n’aura plus lieu.
Ce n’est donc plus la peine de savoir a posteriori si lors du millésime Nangaa, le compte a été bon ou pas. Compte tenu de tant d’eau qui a coulé sous le pont de la rivière N’sele -qui mène vers Kingakati-, cette messe-là est déjà dite.
Avec le compte à rebours qui a déjà commencé pour décembre 2023, ces comptes d’apothicaires de 2018 ne comptent plus que pour du beurre. Les Congolais, qui ont blanchi sous le harnais de l’arnaque électorale, n’entendent plus s’en laisser conter.
Ce que le souverain primaire attend des gestionnaires de la République, c’est la reddition des comptes pour le quinquennat finissant. On ne peut séjourner cinq ans sous les ors de la République et aux frais de la princesse sans dire aux Congolais ce que l’on a fait de l’impérium. On ne peut chercher à rempiler à quelque poste électif que ce soit sans rendre compte de sa gestion aux « mandants« . Il y a urgence, car les jours sont comptés.
Eternels dindons de la farce, les Congolais exigent des comptes. Question de savoir si le compte des dirigeants en leurs livres accuse un solde créditeur ou débiteur. A priori ventre affamé faisant foi, la majorité silencieuse pencherait vers la seconde hypothèse.
Cet exercice est essentiel avant de remettre le compteur à zéro. Et … sanctionner positivement ou négativement selon que le compte aura été bon ou pas.
Tout compte fait, il n’y a pas que dans le business où les bons comptes font les bons amis. En politique aussi. Pourvu que l’on tienne enfin compte de l’expression du suffrage. Difficile de prendre les effets d’annonce dans ce sens pour argent comptant. Ce qui compte au finish, ce sont des actes. José NAWEJ