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Plus de 200 morts lors d'un éboulement à Rubaya!
* Tout en réaffirmant l'urgence du rétablissement de l'autorité de l'Etat, le Gouvernement congolais exhorte la Communauté internationale à s’impliquer dans la prise en charge des victimes.
Le ministère des Mines, via un communiqué signé par le directeur de cabinet du ministre des Mines et rendu public dans la soirée du mercredi 04 mars, tient à restaurer l’autorité de l’ État après le nouvel éboulement et son lot de plus de 200 morts, dont plus de 70 mineurs, soit un mois juste après le premier drame. Le site minier de coltan de Rubaya dans la province du Nord-Kivu, passe de zone verte à zone rouge.
C’est donc une forme d’interdiction à toute extraction et commercialisation, signalant à la Communauté internationale que les minerais issus de cette zone sont entachés de violations des droits humains, de travail forcé et de présence de groupes armés.
«Le Gouvernement de la République dénonce avec la plus grande fermeté les conditions d’exploitation précaires imposées aux populations civiles dans ces zones hors de contrôle de l’État. L’absence forcée du Service d’assistance et d’encadrement des mines artisanales et à petite échelle (SAEMAPE) et des services de régulation, du fait de l’agression, prive les artisans miniers de tout encadrement sécuritaire élémentaire», déplore le ministère des Mines.
Une zone rouge
Selon le ministère de tutelle, par l’Arrêté ministériel n° 00031/CAB.MIN/MINES/01/2025 du 12 février 2025, prorogé par l’Arrêté ministériel n°00734/CAB.MIN/MINES/01/2025 du 3 novembre 2025, le site minier de Rubaya, initialement classé «vert», a été reclassé en zone rouge, conformément aux normes du Mécanisme régional de certification de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et au Guide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque.
LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE APPELÉE À AGIR
«Le ministère des Mines, à travers sa division délocalisée à Beni, suit l’évolution des opérations de secours et s’associe aux appels des partenaires humanitaires en faveur d’une protection renforcée des enfants, ce drame rappelle l’urgence absolue du rétablissement de l’intégrité territoriale afin de mettre fin à l’exploitation illégale et dangereuse des ressources nationales, le Gouvernement s’engage à fournir des mises à jour régulières au fur et à mesure de l’identification des victimes», a poursuivi le ministère des Mines.
Le Gouvernement souligne que cet engagement ne saurait en aucun cas justifier l’impunité ni occulter les crimes et violations graves commis sur le territoire national et appelle, la Communauté internationale à prendre pleinement la mesure de ce drame, conséquence directe d’une occupation armée et d’un système organisé de pillage et d’exploitation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.
Au mois de février dernier, le Gouvernement congolais s’était engagé à poursuivre la documentation de ces faits et à consolider les démarches appropriées devant les mécanismes juridictionnels compétents, afin que les responsabilités soient pleinement établies. Il réaffirme sa détermination à rétablir l’autorité de l’État et à mettre fin à toute exploitation illégale des ressources naturelles.
Il sied de noter que le précédent éboulement avait fait 226 morts dans la mine de Rubaya. Parmi les victimes figuraient des mineurs artisanaux, des enfants et des commerçantes. La mine stratégique de Rubaya, n’est plus sous le contrôle du Gouvernement, mais de la rébellion AFC/M23.
Gloire BATOMENE