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Plan Obasanjo: un énième calmant
Faut-il souhaiter la bienvenue au « Dr Obasanjo » ? Bien sûr que oui. Faut-il se réjouir à l’idée qu’il se porte volontiers au chevet du malade qu’est la RDC ? Prudence, prudence.
Il n’y a pas de quoi pavoiser. Car, pour une maladie vieille de 25 ans, le traitement puisé uniquement ou même essentiellement dans la doxa diplomatique a marqué ses limites. Dans le meilleur des cas, sa vertu est celle d’un calmant.
Or, autant par nature que par définition, un calmant ne guérit pas. Son effet est limité dans le temps. Après, le mal, tel ce naturel qu’on a chassé, revient au galop. Retour à la case départ.
Faute d’une approche curative, on ira de tranquillisant en tranquillisant. Avec pour seul mérite d’obtenir quelques moments de répit.
Voici un quart de siècle que ce traitement fait de sédatifs et autres succédanés dure et même perdure … L’Est de la RDC demeure ce ventre mou. Des pans importants de la partie orientale du pays n’ont jamais cessé d’être ce far west qu’écument militaires affairistes rwandais, ougandais et des rébellions business à leur solde ; des groupes armés aux motivations plus mafieuses qu’identitaires… Last but not least, la caution diplomatique suprême qu’est la MONUC muée en MONUSCO n’a jamais permis la « guérison » du malade ! Bien au contraire. Cette incarnation de la communauté internationale et ses nombreuses technostructures diplomatiques, économiques… -en ce compris des ONGS- participent de ce protocole à base de calmants.
Ce traitement superficiel pourrait donner à penser que le mal dans l’Est de la RDC est incurable. Rien n’est plus faux!
La vérité, c’est qu’une constellation de forces visibles et invisibles ; locales, régionales et internationales décourage tantôt subrepticement, tantôt systémiquement, tantôt systématiquement la seule voie qui pourrait changer le rapport de force et sanctuariser le territoire rd congolais. A savoir la thérapie militaire.
« La diplomatie sans les armes, c’est la musique sans les instruments« , écrivait en parfaite connaissance de cause le stratège et chancelier allemand Otto von Bismarck. Une phrase qui parle naturellement au généralissime nigérian Olusegun Obasanjo. José NAWEJ