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Passeport biométrique, De 99 à 75 dollars américains : rêve ou réalité ?
Le ministère des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise vient de fixer le nouveau prix du passeport biométrique en le baissant de 99 à 75 dollars américains. Le délai de livraison est de quinze jours. Une bonne nouvelle pour de nombreux Congolais friands des voyages.
Cependant, vu les réalités de notre pays où la plupart des citoyens ont toujours tendance à la tricherie, d’aucuns se posent la question de savoir si cette mesure gouvernementale sera de stricte application. Cette interrogation vaut la peine étant donné la récente expérience où le prix de cette pièce était de 99 dollars américains, mais sur le terrain il fallait débourser plus ou moins 150 dollars américains pour l’acquérir.
Bien que le gouvernement rassure la population sur le fait que le nouveau passeport répond aux standards internationaux les plus exigeants grâce à des dispositifs de sécurité renforcés et à un nombre de pages plus élevé, le doute persiste dans le chef des Congolais au motif que les motifs à la base de la précédente maffia ne sont pas extirpés.
Le grand combat que le ministère des Affaires étrangères devrait mener, consiste à mettre fin à ce réseau qui enfle le prix final de cette pièce d’identité.
Cette fois-ci ou jamais
Depuis des lustres, le passeport congolais coûte très cher par rapport au revenu moyen des citoyens lambda. C’est pourquoi, tout en applaudissant la récente mesure gouvernementale, les nombreux demandeurs de passeport invitent le gouvernement à faire en sorte que cette fois -ci l’on passe des intentions à la réalité.
Par ailleurs, il importe de réduire le nombre des intervenants dans le processus d’obtention du passeport pour atteindre la baisse du prix qui, comme dit plus haut, est très cher par rapport au vécu quotidien du Congolais moyen.
À ce propos, le gouvernement devrait avoir le courage de rétablir l’ordre dans ce secteur pour que la décision prise ait un impact visible.
Au-delà de cette recommandation, le mieux à faire est de revoir entièrement la politique de production et d’octroi des passeports. Pourquoi confier la fabrication de cette pièce à une firme étrangère alors que la Banque centrale du Congo (BCC) dispose d’une imprimerie de haut standing capable de réaliser cette tâche. La facture de la BCC, sans peur d’être contredit, serait moins élevée que tout autre opérateur sélectionné par le gouvernement.
En tout état de cause, ce qui est important pour la population est l’amélioration des conditions d’obtention du passeport. Que le processus ne demeure pas un parcours de combattant, mais plutôt accessible à tout citoyen.
Muke MUKE