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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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BRICS : Les dirigeants appellent à un système international plus représentatif du Sud Global
Le 18ème Sommet des BRICS s’est tenu les 12 et 13 septembre à New Delhi en Inde. Dans la déclaration finale au terme de ces deux jours de travaux, les dirigeants des BRICS ont réaffirmé leur volonté de promouvoir un système international plus représentatif des pays émergents et en développement. Les BRICS soutiennent une participation plus importante des pays africains dans les institutions internationales et reconnaissent les aspirations africaines à une meilleure représentation au Conseil de sécurité de l’Onu.
Réunis autour du thème «Construire pour la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité», les dirigeants des BRICS, dans leur déclaration, insistent notamment sur la nécessité de réformer les institutions financières internationales, dont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, afin d’accroître la représentation et le poids des pays en développement dans leur gouvernance. Les BRICS plaident également pour une réforme de l’Organisation mondiale du commerce.
Une place importante à l’énergie et aux minerais stratégiques
Pour l’Afrique, l’enjeu est majeur. Le Continent demeure sous-représenté dans plusieurs grandes institutions de la gouvernance mondiale, alors même qu’il constitue l’un des principaux réservoirs de croissance démographique, de ressources naturelles et de marchés futurs.
La déclaration accorde également une place importante à l’énergie et aux minerais stratégiques. Les BRICS appellent à des chaînes de valeur plus diversifiées et à une plus grande création de valeur ajoutée.
Une initiative qui devrait être bien accueillie en Afrique en générale et en RDC en particulier, dont le sous-sol regorge d’immenses minerais.
En effet, le principal défi des économies africaines riches en ressources a été de ne pas rester cantonné à l’exportation de matières premières brutes.
L’approche défendue par les BRICS peut donc être lue comme une invitation à faire évoluer ce modèle : ne plus seulement extraire et exporter, mais transformer davantage localement, développer les compétences, créer des emplois et participer aux chaînes industrielles mondiales. Pour Kinshasa, le véritable enjeu sera donc de convertir son potentiel minier en capacité industrielle.
La déclaration réaffirme, par ailleurs, l’importance du dialogue, de la diplomatie, de la médiation, de la prévention des conflits et du rôle des organisations régionales et internationales dans la recherche de solutions pacifiques.
Pour la RDC, cette dimension revêt une importance particulière dans un contexte régional marqué par les tensions et les conflits dans l’est du pays. Le renforcement du rôle des pays du Sud dans les mécanismes internationaux de paix et de sécurité pourrait permettre aux États africains de défendre davantage leurs propres priorités dans les enceintes multilatérales.
Pour une IA sûre, inclusive, accessible et centrée sur l’homme
Les BRICS défendent une intelligence artificielle présentée comme sûre, inclusive, accessible et centrée sur l’être humain. Les dirigeants souhaitent également renforcer la coopération internationale sur la gouvernance de l’IA, la cybersécurité et la lutte contre les cybermenaces. Pour la RDC, l’enjeu est particulièrement important dans l’éducation, la santé, l’administration publique, les médias, l’agriculture et l’industrie.
Nouvel espace de négociation
La coopération avec les pays disposant d’une expertise avancée dans ces domaines pourrait permettre à Kinshasa de renforcer les compétences de sa jeunesse et d’accélérer sa transformation numérique.
La montée en puissance des BRICS peut permettre à Kinshasa de tirer parti de la multiplication des centres de pouvoir et des opportunités économiques pour défendre davantage ses intérêts nationaux.
Cet espace peut devenir un levier dans les négociations sur les minerais, l’industrialisation, l’agriculture, les infrastructures, la technologie et le financement climatique et surtout une invitation à passer d’une logique d’exportation des ressources à une stratégie de transformation et de création de valeur. À Kinshasa de savoir comment les utiliser.
Créé en 2009, le Forum des BRICS vise à rassembler les grandes économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, puis l’Afrique du Sud) hors des institutions dominées par les États-Unis et les puissances occidentales comme le G7. Les BRICS représentent près de 49 % de la population mondiale et environ 40 % du PIB mondial. Le prochain Forum des BRICS se tiendra en Chine en 2027.
Fyfy Solange TANGAMU