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Nouvelle tarification des frais de transports en commun: Les Kinois invités à se prendre en charge
Enfin, le gouvernement provincial de Kinshasa vient de répondre à la longue attente de la population sur le tarif des frais de transports en commun. Durant plusieurs mois, les passagers ont subi le diktat des chauffeurs des transports en commun qui se sont comportés comme les dieux de la terre. À présent que la situation est devenue claire, il reste aux Kinois de se prendre en charge pour faire respecter leurs droits. S’ils ne le font pas, ils n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
Pour rappel, à l’époque du gouvernement provincial d’André Kimbuta, à chaque réajustement des prix de carburant à la pompe, il s’en suivait une nouvelle tarification des frais de transports en commun que les chauffeurs des taxis et taxis -bus et les passagers respectaient scrupuleusement. À certains arrêts de bus où les chauffeurs tentaient d’outrepasser la mesure de l’Hôtel de ville, ils étaient pris à partie par les clients qui finissaient par sortir vainqueurs. Malheureusement, cette prise de conscience de la population a disparu lors du mandat de Gentiny Ngobila à la tête de la ville de Kinshasa, et depuis l’avènement de l’ère Daniel Bumba.
Pour preuve, depuis que le gouvernement central a décidé de la baisse des prix du carburant, les chauffeurs ont, contre toute attente, augmenté sensiblement les tarifs des courses, allant jusqu’au-delà du quadruple et ce, à leur gré et selon les heures de la journée. Avant 6 heures du matin, c’est un tarif, de 6h à 10 h un autre et ainsi de suite, cela étant lié au degré de l’affluence des passagers aux arrêts de bus, selon les intempéries, les heures de pointe. Pour les mêmes itinéraires, ces montants changent suivant qu’on quitte le centre-ville vers les zones populaires.
Face à cette indiscipline criante des conducteurs, la population est restée curieusement apathique, très naïve, se pliant à leur volonté diabolique prétextant le manque d’une tarification officielle. Cette population s’est limitée à des jérémiades et à des diatribes contre les autorités pour l’avoir abandonnée à son triste sort.
À présent que les autorités ont accompli leur devoir, reste à la population martyrisée de se réveiller et sortir de sa léthargie afin de mettre fin au calvaire que leur imposent ces imposteurs.
Du côté des autorités de l’Hôtel de ville, particulièrement le ministre en charge des Transports, il importe de leur rappeler que prendre un arrêté fixant tarification des frais de transports en commun ne suffit pas. Le plus difficile reste à venir parce qu’il faut faire le suivi de l’application dudit arrêté. Connaissant l’incivisme avéré de nos chauffeurs des taxis et taxis-bus, sans un suivi rigoureux de la décision qui vient d’être prise, l’échec sera total et la grogne populaire ira grandissante. Le secteur du transport est stratégique et primordial dans la vie des Congolais, des Kinois en particulier. Les autorités ont intérêt à accorder une place de choix à cette question pour éviter une convulsion sociale inutile.
Toutefois, il ne faut pas qu’elles s’arrêtent uniquement à la fixation des prix des itinéraires. Parallèlement, elles sont appelées à renforcer les mesures relatives à la lutte contre les embouteillages qui rendent la circulation comme un calvaire à Kinshasa. En priorité, améliorer celle relative aux circulations à sens unique.
Muke MUKE