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Mgr Édouard Isango réaffirme la primauté de la famille sur l'État
Évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Kinshasa, Mgr Édouard Isango est intervenu au quatrième symposium de Kinshasa sur la famille. S'adressant aux participants et à l'opinion en général, le prélat catholique a mis le curseur sur la primauté de la famille sur l'État. Il l'a déclaré à l'occasion de la conférence inaugurale qu'il a donnée, hier jeudi 23 avril, à l'ouverture de ce forum qui a eu lieu dans la salle Père Boka du Centre d'études pour l'action sociale (CEPAS).
Après la Déclaration d'ouverture qu'il a prononcée en lieu et place du Cardinal Fridolin Ambongo, il a eu l'honneur de présenter la conférence inaugurale dont le thème a été : "La question de la protection et de la stabilité de la famille vue par l'Eglise".
Dans son intervention, il a martelé qu'il faut sauver la famille vu le rôle primordial qu'elle joue dans la société, avant d'évoquer la réalité de la crise dans les familles et son ampleur. Il a également souligné le fait que la famille demeure la première communauté humaine.
Selon ce prélat, face à la crise qui frappe les familles, l'Église n'est pas neutre. Son attitude est celle de l'engagement qui consiste à l'annonce de la parole de Dieu. À ce propos, il a rappelé que la mission de l'Eglise est de prêcher le message évangélique, avant de souligner avec force que la famille constitue la cellule vitale de la société.
Placer la famille au centre
Avant l'exposé de Mgr Édouard Isango, les participants ont suivi en premier lieu le mot de bienvenue du représentant du recteur de l'Université catholique du Congo (UCC), qui a réitéré la détermination de son institution académique d'être une université de référence en matière de défense des valeurs familiales comme l'est la Communauté Famille Chrétienne (CFC). Il a salué le partenariat signé en 2025 entre les deux institutions. En outre, il a stigmatisé les maux qui affaiblissent la cohésion familiale.
S'adressant aux autorités politiques congolaises, il leur a demandé de mettre en place des politiques appropriées pour consolider la protection et la stabilité de la famille. À l'Église, il a recommandé de placer la famille au centre de ses préoccupations grâce à la stratégie d'aller à la rencontre des familles".
Le socle de la société
De son côté, le Berger fondateur de la CFC (BFC), Léon Botolo, a rappelé urbi et orbi que la famille constitue le socle fondamental de la société. Par conséquent, a-t-il martelé, il convient à tout prix de défendre ses valeurs.
L'État reconnaît la place primordiale de la famille. Telle est la substance de l'exposé du représentant de la ministre du Genre, Famille et enfant (GFAE), le Directeur général de l'Office national pour la protection et la stabilisation des familles (ONAF).
Pas de cadre légal pour la protection des familles
Dans son intervention axée sur la politique nationale de la stabilisation de la famille, le Directeur général de l'ONAF, a déploré le fait que, depuis sa création il y a 6-8 ans, sa structure créée par arrêté ministériel, n'arrive pas à produire le texte portant politique nationale de la stabilisation des familles. Ce, faute de moyens adéquats mis à sa disposition par le gouvernement.
Son office fait face à des contraintes multiples qui ne lui permettent pas de s'acquitter correctement de la mission pour laquelle il a été créé. Il a également déploré la dispersion des énergies et de peu de moyens affectés à la protection des familles.
Des enfants qui prennent en charge des familles
Ensuite, l'assemblée a suivi le thème portant sur "la protection juridique et judiciaire de la famille", avant l'exposé sur "l'incidence de la pauvreté sur le budget familial".
Selon Mme Claudine Tshimanga qui a développé ce dernier thème, la pauvreté déstructure les familles dans le sens où elle engendre l'instabilité des foyers. Les parents perdent leur autorité surtout s'ils sont pris en charge par les enfants.
Selon elle, la vulnérabilité des ménages s'accentue lorsque les institutions publiques ne jouent pas correctement leur rôle. Elle a révélé qu'en RDC, près de 67% de ménages sont pauvres, et ils utilisent 56% de leur budget pour l'alimentation. Et de conclure que la destruction des familles constitue un mal qu'il faut absolument endiguer.
Muke MUKE