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Muanda : La côte et la biodiversité menacée au Parc marin des mangroves
Les effets du changement se font ressentir à travers le monde. La République démocratique du Congo n’est pas épargnée. Dans le territoire de Muanda dans la province du Kongo central, l’érosion côtière qui gagne en moyenne 1 mètre des terres fermes chaque année en est la plus parfaite illustration. Pas que. Le parc des Mangroves et sa biodiversité font également partie du lot. Les espèces rares, telles que les lamantins, et les tortues marines sont de plus en plus menacés dans ce parc marin.
L’érosion est due aux fortes vagues sur ces côtes, ce qui a comme conséquence, l’éboulement des terres qui emportent des maisons et des villages. Des études sur la dynamique du processus érosif sur la côte, menées par la Direction du développement durable du Ministère de l’Environnement de la RDC, ont démontré que Muanda a déjà perdu 15 mètres de terres ces 10 dernières années. Et que la montée du niveau des eaux de l’Océan Atlantique rend vulnérable les communautés locales qui dépendent principalement de la pêche et de l’agriculture.
A par l’érosion de sa côte, les plages de la ville de Muanda sont confrontées à la pollution. Celle-ci est causée par les déchets plastiques flottants déposés par le Fleuve Congo au niveau de l’embouchure. Ces déchets flottants proviennent de Kisangani, Bangui, Mbandaka, Kinshasa, Brazzaville, Boma et Matadi.
La gestion environnementale pose énormément problème en RDC. En effet, depuis plusieurs années des voix s’élèvent pour attirer l’attention des autorités face à la dégradation de la biodiversité dans le parc marin des Mangroves qui fait face au braconnage et la pêche illicite. Mais aussi la spoliation des terres dû aux besoins des populations riveraines intensifiant ainsi leurs activités agricoles et économiques vers cette aire protégée.
Le parc marin des mangroves a une riche biodiversité. Cependant des espèces rares parmi lesquelles les lamantins et les tortues marines sont menacées de disparition, avait dénoncé son directeur Marcel Collet. Ce dernier, a toujours plaidé auprès des autorités congolaises et de la communauté internationale, pour une meilleure protection de ce patrimoine national.
Sauver la côte congolaise
C’est depuis 1996 que ce parc marin est inscrit par la République démocratique du Congo comme zone humide d’importance internationale. Le pays compte environ 40 Km de côte. Pourtant, l’importance d’une côte n’est pas seulement fonction de son étendue mais plutôt de sa position et de ses ressources.
Celles de la côte congolaise sont en voie de disparition. Notamment, des baleines (balaenoptera physalus) et autres espèces comme les dauphins et les hippopotames (hippopotamidae) qui étaient visibles il ya 50 ans sur cette côte vers la ville de Moanda.
Les prélèvements à outrance des lamantins et tortues marins que nous venons de signaler, sont inquiétants dans le Parc à mangroves dans la province du Kongo central. La côte est non seulement polluée mais risque de disparaître. Ce qui appelle à une prise de conscience nationale pour sauver ce qu’on peut, car c’est la première entrée et sortie pour le désenclavement du pays et la RDC a tout intérêt à mieux vendre son image.
Pays a riche biodiversité, faune et flore, la RDC compte cinq aires protégées totalisant 6.850.000 d’hectares qui sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Avec ses forêts qui couvrent 154 millions d’hectares, soit, plus de 60 % de toutes les forêts du Bassin du Congo et 12,5 % des forêts tropicales, dans lesquelles se trouvent plus de 11.000 espèces des plantes recensées dont 3200 environ ne se retrouvent nulle part ailleurs à travers le monde.
Fyfy Solange TANGAMU