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Au total, vingt trois 23 journalistes de Kinshasa, ont été renforcé en capacités pour produire une information «rigoureuse» sur les droits humains et à mieux représenter les femmes et…
Kinshasa : les journalistes appelés à intégrer les droits humains et la dimension genre dans leurs productions
Au total, vingt trois 23 journalistes de Kinshasa, ont été renforcé en capacités pour produire une information «rigoureuse» sur les droits humains et à mieux représenter les femmes et les filles dans les médias en RDC, dans le cadre du projet « Amplifier la voix des femmes et des filles» mené par l'ong international Journaliste pour les Ddroits Humains ( JDH/JHR).
Les objectifs de cette session était d’aider les professionnels des médias à comprendre les fondements des droits humains et distinguer les titulaires de droits des détenteurs d’obligations dans une situation congolaise. Aussi de réaliser un reportage fondé sur les droits humains, avec un angle précis, des sources diversifiées et un plan de vérification, intégrer le genre dans la collecte et le traitement de l’information, réduire les stéréotypes et adopter une démarche respectueuse des personnes concernées ainsi que de produire une proposition individuelle de reportage applicable dans sa rédaction.
Une occasion pour Mme Lucie Ngusi, consulatante chez JDH de souligner : « ce que nous attendons des journalistes, après cet atelier, est qu’ils puissent intégrer d’abord la matière dispensée, et que chaque fois que le journaliste, de la presse écrite, de média en ligne, de la radio et télévision, descende sur le terrain pour faire des reportages, qu’il tienne compte de droits humains et aussi du genre, dans la collecte tout comme dans les traitements des articles».
Elle a mis l'accent sur deux éléments importants dans le travail d’un journaliste des
médias des droits notamment ; avoir un regard critique sur les événements de tous les jours, afin de déceler les problèmes liés aux droits de l’homme ainsi que l’identification des parties concernées et leurs obligations correspondantes en lien avec le problème.
Pour sa part Me Liévin Gibangula s'est penché sur les violations des droits humains dans les zones minières artisanales. Il a encouragé les journalistes congolais à évite des généralisations hâtives mais plutôt documenter les faits sur base de certificats médicaux et de témoignages corroborés.
«Des creuseurs artisanaux clandestins ou semi-légaux sont victimes de brutalités physiques, d’extorsions et d’exactions graves attribuées à la garde d’une entreprise minière privée ou à des éléments des forces de l’ordre commis à la sécurisation du site. Le journaliste doit procéder à une série d’étapes notamment ; le recueil des faits, le recoupement, la contre-enquête tout en évitant des généralisations hâtives, et documentant les faits sur base de certificats médicaux et de témoignages corroborés », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, une grille d’évaluation rapide comprenant cinq critères de contrôle d’une information sensible au genre a été proposée aux journalistes avant de valider ou de diffuser tout article ou reportage, a proposé cet acteut judiciaire.
À ce sujet, Il a mentionné entre autres ; «la fiabilité des sources, le respect du contradictoire, la rigueur lexicale, la sécurité des sources, et l’éthique ainsi que la responsabilité qui demande si le reportage contribue-t-il à informer de manière objective sans inciter à la haine tribale, ethnique ou régionale».
Cette session de renforcément des capacités a eu lieu à kinshasa, le mercredi 21 octobre.
Mathy Musau