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MEDIATION DES CONFLITS ELECTORAUX : Cafco plaide pour son inscription dans la loi électorale
Le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco) a lancé un appel pour l’inscription de la médiation des conflits électoraux lors de la prochaine réforme de la loi Electorale. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée hier mardi 25 mars à Kinshasa à l’occasion de la présentation du rapport de médiation des conflits électoraux de 2023 et 2024. La directrice exécutive de cette plate-forme a déclaré que le manque de base légale de la médiation est l’une des difficultés rencontrées par Cafco pendant le processus électoral.
Grâce Lula a lancé un appel à l’unité pour toutes les structures qui travaillent sur des questions électorales afin de mener un grand plaidoyer afin que l’aspect médiation électorale soit inscrit lors de la révision de la loi électorale. Bien avant ce plaidoyer, a-t-elle indiqué: «Cafco en partenariat avec la centrale électorale compte organiser une grande activité au cours de laquelle le bien-fondé de la médiation électorale sera abordé à fond». Elle n’a pas manqué de souligner que la médiation électorale est un travail de fourmi qui évite aux parties prenantes d’entrer dans un cycle de violences sans lendemain.
Selon elle, la médiation menée par Cafco a concerné les élections combinées de décembre 2023 et les élections du second degré réalisées en avril 2024 dans les 11 provinces avec l’appui de Open Society Africa dans le cadre du projet «Appui à l’engagement politique des femmes et jeunes pour l’émergence d’un nouveau leadership politique à la base dans 10 provinces de la RDC».
11 provinces concernées
En présentant le rapport de la médiation des conflits électoraux, le consultant recruté par Cafco, Parole Mbengana a fait savoir que plus 350 cas des conflits ont été enregistrés dans les 11 provinces du projet par 147 médiatrices et médiateurs sur le terrain. A l’entendre, les facteurs de ces conflits sont entre autres la non-maitrise des procédures par les parties prenantes et l’amateurisme des uns et des autres. Sur le 377 cas des conflits enregistrés 356 ont été résolus avec l’aide des responsables de la Ceni. Tandis que les acteurs impliqués étaient les électeurs (trices); les agents électoraux; quelques candidats et témoins.
Concernant les recommandations, ce consultant a demandé à Cafco de fournir beaucoup d’efforts pour qu’aux élections de 2028, il puisse larguer sur le terrain plus ou moins 1000 médiateurs.
Défi de la situation room
Pour sa part, monsieur Goby Kinkufi a expliqué le bien-fondé de la situation room pendant les élections. Grâce à l’existence de cette cellule, les autorités de la Ceni ont pu améliorer la qualité du travail de leurs agents aux centres de vote grâce aux alertes reçues en direct. Aussi, l’action coordonnée des médiatrices avec la situation room a permis de déceler certaines insuffisances liées à la maitrise de la loi électorale par certaines parties prenantes ainsi que la résolution de certains conflits qui auraient pu dégénérer.
Au nombre des défis, il y a celui lié à l’absence d’une base légale de l’action des médiations et le manque des moyens suffisants pour lancer un grand nombre de médiatrices sur le terrain, a-t-il conclu. Mathy MUSAU