Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Montréal - Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Cette…
Nation
Le coup d’envoi des épreuves hors-session de l’Examen d’État (EXETAT) édition 2025-2026 sera donné ce lundi 4 mai à école Loupiots, dans la capitale congolaise. Comme le veut la tradition, c’est l…
Liberation de l’activiste humanitaire allemand Jörg Lange grâce aux Services de Renseignement marocains
L’enlèvement du coopérant allemand Jörg Lange vient de prendre fin après presque quatre ans et demi. Selon le magazine d’investigation allemand Der Spiegel, c’est grâce à l’intermédiation des services de renseignement marocains que cette libération a été rendue possible.
En otage au Sahel depuis près de quatre ans, Jörg Lange, 63 ans, a été enfin libéré. Der Spiegel rapporte dans un article signé par son reporter Matthias Gebauer que le coopérant allemand a d’abord été remis, le 08 décembre 2022 par ses ravisseurs à des médiateurs marocains. Ceux-ci ont ensuite emmené Lange à l’ambassade d’Allemagne à Bamako, la capitale malienne, où il a été pris en charge par des fonctionnaires du Bundes kriminalamt (BKA) (Police judiciaire fédérale allemande).
Citant des sources sécuritaires, l’auteur souligne que Lange se porte bien et doit maintenant être rapatrié le plus rapidement possible en Allemagne. Selon la même source, les services secrets marocains ont aidé à la libération du coopérant allemand, en établissant des contacts avec des groupuscules islamistes dans la région du Sahel.
Rappel des faits
L’affaire occupait la cellule de crise du gouvernement fédéral depuis le 11 avril 2018, date à laquelle Lange, qui dirigeait l’organisation humanitaire privée « Help » au Niger, avait été attaqué et enlevé par des inconnus a bord de motos dans la région de Tillabéri, à la frontière avec le Mali, rappelle Der Spiegel. Son chauffeur nigérien a été libéré peu après, poursuit le magazine.
Il a été aussi rappelé qu’au fil des années, la cellule de crise avait fait des dizaines de tentatives pour libérer Lange. En septembre 2018, la Bundeswehr (l’armée fédérale allemande) a déployé au Niger une petite équipe de soldats d’élite du Kommando Spezialkräfte (KSK). L’équipe devait analyser la situation et la possibilité de libérer, militairement, Lange. Le KSK a réussi, à plusieurs reprises, à déterminer le lieu de séjour de Lange. Mais une opération d’assaut n’a jamais été sérieusement envisagée, car le risque aurait été trop élevé.
De leur côté, les assaillants ont publié, à plusieurs reprises, des messages de Lange comme moyen de pression. De temps en temps, Lange envoyait des lettres désespérées à sa femme et à ses quatre enfants. Dans une lettre manuscrite, il avertit en 2019, en français, que le gouvernement fédéral ne devrait pas faire traîner les négociations avec les ravisseurs. Il avait indiqué qu’il se trouvait au milieu d’une zone de guerre et que pour les ravisseurs, il représente l’ennemi. Le temps passant, chaque tentative de mettre fin à la « situation d’enlèvement à la frontière » a échoué. Des intermédiaires de la région se sont proposés à plusieurs reprises. Certains d’entre eux ont certes fourni un signe de vie de l’otage, mais la plupart du temps, les efforts échouaient peu de temps après et le soi-disant groupe de négociation du BKA devait recommencer à zéro. Entre-temps, on craignait que Lange ne survive pas aux épreuves de la détention et aux marches récurrentes vers de nouvelles cachettes.
Après de nombreuses tentatives infructueuses, précise le magazine allemand, la libération a été relativement rapide grâce à l’aide des Marocains. La même source indique qu’il y a quelques semaines, les services secrets marocains au Mali s’étaient proposés comme médiateurs après avoir prouvé que l’otage allemand était toujours en vie. La cellule de crise a repris espoir, poursuit le magazine, et la délivrance a suivi.