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Les conséquences de la perversion économique dans la monnaie, âme d'une nation
(Par Colin Nzolantima)
Entrepreneur, économiste de formation, l'évangéliste Colin Nzolantima éclaire l'opinion à travers cette tribune axée sur "les conséquences de la perversion économique dans la monnaie, l'âme d'une nation". Un éclairage à la lumière des Ecritures Saintes.
Depuis l'abolition des accords de Bretton Woods en 1971, la valeur monétaire est basée sur la confiance, sans un soubassement économique. Ces derniers temps, les différentes fluctuations dépendent de deux facteurs clés, la peur et la cupidité. Les analyses des agences de notation et autres influencent les décisions des investisseurs. Ce n'est plus la production et la productivité qui en déterminent la valeur monétaire. Mais les spéculations.
L'économiste Keynes, a développé la théorie de la consommation c'est-à-dire une nation ne peut tomber en faillite car elle a la potentialité de prélever les taxes et rembourser ses dettes. Cette politique désastreuse a ruiné les nations et créé l'appauvrissement des peuples. La mauvaise gouvernance, les planches à billet, l'endettement sans levier financier (les eurobonds ou les obligations) à des taux usuraires consistent à hypothéquer les ressources naturelles des pays.
Les économistes pour atténuer les effets dévastateurs de leurs stratégies, utilisent des vocables ingénieux et sophistiqués tels que l'inflation, la récession, la cryptomonnaie, la pression fiscale pour relancer l'économie, les garanties souveraines, les bourses et les mobilisations financières à des taux usuraires (apparemment attractifs) dont la charge financière sera transférée à la future génération, la bonne gouvernance, les taux indicateurs, le ruissellement des capitaux (Il faut financer les riches afin qu'ils créent des emplois et résorbent la pauvreté et le chômage). Malheureusement, le monde a créé plus de millionnaires et des milliardaires. Mais la pauvreté s'est aussi accentuée.
Les gouvernants avec les assemblées parlementaires enrichissent les privés par les fonds publics, et ensuite ils recourent au financement des secteurs privés qu'ils rachètent à vil prix les infrastructures publiques qu'ils ont malignement déstructurées.
LE DISFONCTIONNEMENT DU SYSTEME ECONOMIQUE
1. La lutte contre la pauvreté: Dieu a promis de bénir dans l'invisible et dans le visible toutes nos activités. La propagation de l'évangile était accompagnée de la transformation et d'un développement économique des nations. Il fallait aider les nouveaux convertis à démarrer les affaires pour éradiquer la pauvreté. En Afrique malgré le grand travail d'évangélisation 30 des 40 pays les plus pauvres dans le monde s'y trouvent. (la malnutrition, la famine, les calamités…)
2. La bénédiction financière vient d'un travail digne et de la responsabilité collective à éradiquer l'indigence. La remise des dettes tous les sept ans (Deut 15.1-10) pour ne pas asphyxier le compatriote. La Bible insiste sur le fait que le système économique d'une communauté doit constamment éliminer la pauvreté. Les Etats-Unis ont plus de milliardaires; et en même temps un seuil important de pauvreté.
La LOI DU GLANAGE, l'homme d'affaires comme le paysan doit laisser une partie de son champ ou activité pour que le pauvre puisse se servir. C'est l'EGLISE (par ses différents membres et activités), la famille et les professionnels qui ont la responsabilité des pauvres et non à l'Etat.
Une économie malsaine: consiste à prêter à son compatriote qui est dans la pauvreté pour satisfaire ses désirs. Dieu insiste sur les BESOINS.
L'assistance et non l'aide au développement. Face aux pauvres, la bible recommande de leur donner des opportunités de se prendre en charge. Ceci est la base de l'évangile. La créativité et le sens d'initiative devraient les rendre indépendants, par le changement de mentalité.
3. PAS DE DETTE NATIONALE:"Vous prêterez de l'argent à beaucoup de nations étrangères, sans jamais avoir besoin d'emprunter". La stratégie devrait être de ne pas avoir de dette nationale contrairement à la théorie de Keynes.
Pour cela la nation devrait d'abord apprendre à vivre selon ses besoins et ses moyens dont elle dispose, et non selon les désirs ; Ensuite elle doit renoncer à la dépendance, pour se tourner vers l'autonomie.
4.LA JUSTICE ET LA DROITURE : Le système monétaire préconisé par Dieu, est qu'il n'y ait pas de dévaluation ni d'inflation possible de la monnaie car le poids et les mesures doivent être justes. Le principe de transparence est fondamental. Deutéronome 2.25 "ni l'acheteur, ni le vendeur n'ont le droit de cacher des choses". Si une pièce -ou un objet- représente une certaine valeur, il est injuste de donner une mauvaise représentation de sa valeur.
Le dieu Mercure, est le fondement de plusieurs monnaies. C'est le dieu protecteur des escrocs et des marchands de toutes espèces. C'est cet esprit qui conditionne la plupart des théories monétaires.
LA RDC ET L'INFLUENCE MONETAIRE
La monnaie est l'âme d'un peuple, sa culture (sa manière de penser, de parler et d'agir). Les vertus comme les antivaleurs dans l'économie se traduisent par la monnaie. Les antivaleurs corrompent le système économique. Plusieurs institutions financières profitent de notre fragilité pour engranger des gros profits et apurer leurs dettes.
Des eurobonds ont été émis avec apparemment un grand succès. Mais, les taux d'intérêt avoisinent plus de 8%, alors que sur le marché international ce taux est très faible et de fois, négatif dans plusieurs pays. Face à la récession mondiale et des nombreux troubles, cet emprunt avec les charges financières ne pourraient être remboursé sans hypothéquer des ressources complémentaires.
En effet, tous les pays révisent à la baisse leurs prévisions économiques et procèdent à la réduction de leurs budgets. La crise internationale renforcée par la guerre en Iran, va créer une forte récession, et une inflation (augmentation des prix du carburant, de certains intrants surtout agricoles). La baisse drastique des ressources financières va influer sur notre économie surtout agricole.
Dans toutes nos provinces, les ressources agricoles sont disponibles et peuvent être transformées. Le développement technologique approprié et les nouvelles techniques agricoles peuvent assurer la suffisance alimentaire. Il est incompréhensible que nos provinces souffrent de malnutrition et de famine, et dépendent des pays voisins.
La solidité d'une monnaie dépend de sa production nationale, de la réduction de ses importations et des partenariats stratégiques pour éviter toute forme d'endettement. L'amélioration du climat des affaires rendrait attractif les investisseurs étrangers, qui acceptent de partager le risque.
La monnaie n'est pas une marchandise contrairement à la théorie monétaire actuelle dont la valeur dépend seulement de la confiance en ces papiers sans valeur réelle. La démonétisation de plusieurs monnaies serait inéluctable. C'est ainsi que la numérisation des opérations s'accélère. Car le gros déficit entre le volume des dettes sur le marché et les productions nationales brutes des nations ne pourrait jamais être épongé, si ce n'est par un grand crash financier. Soyons sages car le temps est mauvais.