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L’engagement des femmes dans le processus de paix au coeur d’une exposition
Une exposition photographique intitulée: «Regards croisés, les femmes en marche pour la paix», mettant en lumière le travail des femmes qui militent pour la paix, a ouvert ses portes hier, jeudi 18 septembre dans la concession de la Monusco Utex 2 à Kinshasa.
C’est la ministre du Genre, Famille et Enfant, Mme Micheline Ombae Kalama qui a lancé cette exposition, au cours d’une cérémonie organisée par le Département des opérations de paix de l’ONU, en collaboration avec le Département des Affaires politiques et de la consolidation de la paix de l’ONU, ONU Femmes et la Monusco. Ce, en partenariat avec le Festival de photographie phare de la ville de New York. Cette exposition est organisée en marge de la célébration le 21 septembre de la Journée internationale de la paix et des 25 ans de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des NU femme, paix et sécurité.
Dans son mot, la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Bintou Keita, a déclaré: «la paix ne se résume pas à signer un accord ni à publier un rapport sur la situation. Ces étapes sont nécessaires mais ne suffisent pas. La paix doit se voir dans la vie des gens, dans les gestes simples et dans nos relations quotidiennes. C’est le sens de cette exposition», a-t-elle souligné.
Et d'ajouter: «Une photo ne montre pas les statistiques, elle raconte une ou des histoires, elle met des visages sur le parcours. C’est pour cette raison que nous mettons en exergue les femmes comme activistes de changement dans cette exposition « Regards croisés, les femmes en marche pour la paix. Il y a 25 ans que la Résolution 1325 qui a reconnu le rôle central des femmes dans la prévention et la résolution des conflits existe».
En effet, Bintou Keita a indiqué que l’exposition photo rejoint l’appel du thème de la célébration, ce dimanche 21 septembre, de la Journée internationale de la paix. A savoir: «La paix n’est pas essentiellement l’affaire des gouvernements ni des Nations Unies. Elle nous rappelle que le vivre ensemble se construit aussi ici par le dialogue et les actes concrets».
Cependant, elle rassure que les nations unies plaident pour que les femmes soient incluses dans les processus de paix. «Avec l’Union Africaine, nous rappelons que la réconciliation ne sera durable que si elle ne reflète la diversité des voix congolaises. Je nous invite à renouveler notre engagement en faveur de la paix, de la réconciliation et de la cohésion nationale pour le bien-être de congolais», a renchéri Mme Bintou Keita.
Objectif atteint
Expliquant les modalités techniques de l’exposition, la photographe Mme Do Nsoseme Dora a fait savoir que lorsqu'elle a été contactée pour travailler sur ce projet Photo Ville, l’objectif était simple : «suivre des femmes actrices de paix à Kinshasa et traduire, à travers la photographie, la force de leurs actions et la profondeur de leur engagement. Je crois sincèrement que cet objectif a été atteint, et j’en suis profondément heureuse», s'est-elle réjouie.
Sur le plan technique, Mme Do Nsoseme Dora explique qu'elle a choisi de travailler aussi bien en lumière naturelle, qu'artificielle, au cœur de leurs environnements de vie et d’action: «les lieux de rassemblement communautaires, les espaces de rencontres. Chaque photo a été pensée pour révéler l’authenticité, capter les regards, les gestes, les silences parfois plus éloquents que les mots».
«En tant que femme photographe, je voudrais aussi adresser un message à toutes celles qui hésitent encore à prendre un appareil en main : ce métier est exigeant, certes, mais il est aussi une arme puissante pour raconter le monde autrement, pour documenter nos réalités, et pour donner de la voix à celles qui trop souvent restent dans l’ombre.
À travers mon regard, «ce que j’ai découvert chez ces femmes, c’est une force tranquille, une énergie silencieuse qui construit la paix au quotidien. Leurs actions dépassent largement la question de la sécurité. Elles touchent à la dignité, aux conditions de vie, au développement de la femme congolaise, et plus largement à l’avenir de toute notre société», a-t-elle encore dit.
In fine, Mme Do Nsoseme Dora a rappelé que «la paix n’est pas simplement l’absence de guerre. Mais la présence active de celles et de ceux qui construisent, bâtissent, consolident et transmettent la paix à travers leurs actions».
Mathy MUSAU