Aller au contenu principal
Accueil
Navigation principale
  • Accueil
  • A la une
  • Caricature
  • Culture
  • Enjeux de l’heure
  • Etranger
  • Forum éco
  • Nation
  • Société
  • Sport
Accueil
Navigation principale
  • Accueil
  • A la une
  • Caricature
  • Culture
  • Enjeux de l’heure
  • Etranger
  • Forum éco
  • Nation
  • Société
  • Sport

Dernière minute

Nation : Service national : cap sur 50.000 tonnes de maïs en 2027, 100.000 tonnes à l'horizon 2030
Nation : RÉFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE, L'Etat prend désormais en charge les frais funéraires des agents publics
Sport : V.Club : Flory Mapamboli officialise sa candidature en dévoilant un projet ambitieux de 12 millions USD
Sport : Saison sportive 2026-2027 : la RDC et le FC Barcelone s'accordent pour intégrer 100 jeunes congolais à La Masia
Société : "Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux."
Soumis par David le mer 02/08/2023 - 06:03
dfg
Nation

Service national : cap sur 50.000 tonnes de maïs en 2027, 100.000 tonnes à l'horizon 2030

7 août, 2026
Bâtiment Fonction publique
Nation

RÉFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE, L'Etat prend désormais en charge les frais funéraires des agents publics

7 août, 2026
dfg
Société

"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux."

7 août, 2026
logo fpi
Nation

Acquisition des matériels informatiques et de communication : le FPI lance un Avis d’appel d’offres

7 août, 2026
A la une
Siège DGDA

DGDA : Vente aux enchères publiques du 24 août au 13 septembre (communiqué)

Les sociétés minières chinoises réfutent les accusations sur la commercialisation du cobalt riche en uranium

Société

dfg

"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux."

7 août, 2026

Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux. Voilà la version originale de cette phrase, c'est-à-dire avec des guillemets seulement à la fin; "patient" au singulier; sans ponctuation après "patient", alors qu'il en faut une virgule ou deux points; "supporte" conjugué,…

cvbn

DEUX JOURNALISTES DE LA RTNC À L'HONNEUR, Odia Malaika et Christine Lenzo au cœur ce vendredi d'un gala sur les 25 ans de l'émission "Tribune de la femme"

7 août, 2026
lkjhb

Kinshasa : le marché Bayaka démoli, les vendeurs crient au secours à quelques jours de la rentrée scolaire

6 août, 2026
Batonga, bafinga, mapata

"Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…".

5 août, 2026
Mpuku amemi congélateur

"Mpuku amemi congélateur ", une arme de destruction massive contre les jeunes Congolais !

5 août, 2026

Culture

mlkj

Kinshasa entend accueillir en septembre la première édition du festival "Congo Mboka Ya Vibe"

6 août, 2026
fghj

Léon Abedi (AMIKO) : «La coopération entre la RDC et la République de Corée est pragmatique et mutuellement bénéfique»

5 août, 2026
dsbsb

Marie Louise, la muse de Wendo Kolosoy, s'éteint à l'âge de 107 ans

4 août, 2026
Filles aînées

Filles aînées et culture congolaise, «La Table des Yaya» réécrit l’héritage à Kinshasa

31 juillet, 2026
DFG

L'Expo Lumumba International ouvre ses portes au public au CCAPAC de Kinshasa

21 juillet, 2026
kjh

La légende Koffi Olomide célèbre ses 70 ans au stade Roi Baudouin de Bruxelles

14 juillet, 2026
Filles aînées

Filles aînées et culture congolaise, «La Table des Yaya» réécrit l’héritage à Kinshasa

31 juillet, 2026
DFG

L'Expo Lumumba International ouvre ses portes au public au CCAPAC de Kinshasa

21 juillet, 2026
kjh

La légende Koffi Olomide célèbre ses 70 ans au stade Roi Baudouin de Bruxelles

14 juillet, 2026

Forum éco

Le DG Pierre Lohohola Osomba s'adressant aux cadres et agents de l'agence de Maluku.

EN VISITE D'INSPECTION A L'AGENCE DE MALUKU, OCC : Le DG Pierre Lohohola exhorte cadres et agents à l'intégrité, au professionnalisme, et à la rigueur

5 août, 2026
fygf

À Bruxelles, le FPI invite les partenaires financiers à investir dans l’industrialisation de la RDC

4 août, 2026
ft

RDC : Financée par Sicomines, la nouvelle usine de captage et de traitement d'eau de Kamina inaugurée par le Président Tshisekedi

4 août, 2026
Le Gouvernement

Accès à l'eau potable et à l'électricité, Le Gouvernement prépare un programme d'intervention rapide pour les zones enclavées

31 juillet, 2026
Fnfnbf

L'ARSP et l'APROCM scellent un partenariat formel pour les entrepreneurs congolais

31 juillet, 2026
Fnfnbf

Le DG de l'ARSP et celui l'APROCM scellent un partenariat formel pour les entrepreneurs congolais

30 juillet, 2026
éditorial
Les proches de Fatshi tombent un à un : à qui sera le prochain tour ? 19 juin, 2025 Un malaise subtil mais perceptible s'installe dans les couloirs du pouvoir à Kinshasa. Récemment, les personnalités de confiance qui ont entouré le président Félix Tshisekedi semblent disparaître de la scène les unes après les autres. La question que personne n'ose vraiment éviter se pose aujourd'hu…

Caricature

2222

Sakozy

26 septembre, 2025
Kamerhe out

Démission de Kamerhe

24 septembre, 2025
kotambola

Génocost Onu

22 septembre, 2025
Kamerhe et Sama

Kamerhe et Sama

15 septembre, 2025
Kamerhe crise

Crise à l'Assemblée nationale

12 septembre, 2025
défaite des Léopards

La défaite des Léopards

10 septembre, 2025

Sport

dfgh

V.Club : Flory Mapamboli officialise sa candidature en dévoilant un projet ambitieux de 12 millions USD

dfgb

Saison sportive 2026-2027 : la RDC et le FC Barcelone s'accordent pour intégrer 100 jeunes congolais à La Masia

Chancel Mbemba

Mercato : le capitaine Chancel Mbemba s'engage avec Al Diriyah en Arabie Saoudite

Enjeux de l’heure

dfvgb

La ville de Kinshasa désignée pour abriter le siège d'AUDA-NEPAD

7 août, 2026

Au cours d'une cérémonie solennelle organisée ce jeudi 6 août 2026 à la Cité de l'Union africaine, le Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé la cérémonie relative à l'…

dfvgb

La ville de Kinshasa désignée pour abriter le siège d'AUDA-NEPAD

7 août, 2026

Ituri: la société civile salue la reprise des activités des humanitaires engagés contre Ebola à Nyakunde

5 août, 2026
des ordinateurs

Kinshasa : des ordinateurs et équipements remis aux juridictions pour renforcer la lutte contre les violences sexuelles

31 juillet, 2026

Étranger

zefghj,

Célébration du 27e anniversaire de la Glorieuse Fête du Trône dans plusieurs capitales d’Amérique centrale et des Caraïbes

3 août, 2026

Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…

zefghj,

Célébration du 27e anniversaire de la Glorieuse Fête du Trône dans plusieurs capitales d’Amérique centrale et des Caraïbes

3 août, 2026
djt

La voie express Tiznit-Dakhla baptisée “Donald J. Trump Highway”, une parfaite illustration de la grande estime mutuelle entre SM le Roi et le Président Donald J. Trump

2 août, 2026
bhh

Sahara marocain : Donald Trump réaffirme à Mohammed VI la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc

1 août, 2026

Nation

dfg

Service national : cap sur 50.000 tonnes de maïs en 2027, 100.000 tonnes à l'horizon 2030

7 août, 2026

Le Service national entend changer d'échelle dans sa production agricole. Lors d'un briefing de presse animé par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, en marge de la visite du président…

dfg

Service national : cap sur 50.000 tonnes de maïs en 2027, 100.000 tonnes à l'horizon 2030

7 août, 2026
Bâtiment Fonction publique

RÉFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE, L'Etat prend désormais en charge les frais funéraires des agents publics

7 août, 2026
dfg

Kasaï-Central : 3 morts à Bena Mukangala, un chauffeur interpellé

7 août, 2026
burkinabe.jpg
Etranger
Mercredi 2 août 2023 - 06:03

Le Président burkinabè : « La Russie ne s’ingère pas dans les affaires internes des Etats »

Interview exclusive du Président burkinabé Ibrahim Traoré dans son intégralité

Suite au sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg, le Président de la transition burkinabé a accordé une interview à l’équipe de Sputnik où il a abordé une myriade de sujets locaux, africains et internationaux. Retrouvez l’intégralité de cet entretien sur notre site.

Retrouvez l’intégralité de l’interview en version vidéo sur notre Odysee.

Dans une interview accordée quelques jours après votre prise de pouvoir, vous aviez évoqué les relations avec la Russie, indiquant que Moscou était un important partenaire pour le Burkina Faso. Où en sont aujourd’hui les relations entre nos deux pays et quelles sont leurs caractéristiques?

Ibrahim Traoré: Nous l’avons dit sincèrement. Depuis ce jour, je pense que c’est la bonne relation qui nous amène actuellement ici pour honorer le Forum Russie-Afrique au cours duquel nous avons eu de très bons échanges. Et nous espérons donc pouvoir renforcer les liens de coopération qui existent déjà, qui sont déjà très bien, parce que nous avons de très bons partenariats.

Pensez-vous que le continent africain a un rôle à jouer dans le règlement de la crise ukrainienne quand une initiative de quelques pays d’Afrique a déjà vu le jour?

Ibrahim Traoré: Bien sûr, le continent africain est aussi l’un des grands continents de ce monde. Et je pense que beaucoup d’États africains, hier, l’ont exprimé. Tout le monde souhaite que la guerre s’arrête. La guerre, ce n’est pas bien. Tout le monde souhaite que cela s’arrête, qu’on trouve des mécanismes pour l’arrêter, parce qu’on veut vivre en paix. Mais chacun aussi doit faire l’effort de son côté pour qu’on puisse faire un pas.

Quelle est votre lecture du conflit qui se déroule en Ukraine?

Moi, je n’ai pas de lectures à faire, parce que nous sommes aussi en conflit. Nous sommes en guerre contre le terrorisme et on s’occupe plus de notre guerre. Ce qu’on déplore seulement, c’est que des armes destinées à l’Ukraine se retrouvent sur notre continent et continuent à activer notre guerre. C’est ce qu’on déplore. Sinon, pour le reste, on est en guerre aussi et je pense qu’on se concentre sur notre guerre.

Des voix s’élèvent sur le continent africain pour dénoncer le danger que représente le trafic d’armes envoyées par l’Occident à l’Ukraine. Ces armes se retrouvent souvent en Afrique. À quel point cela alimente-t-il l’insécurité sur le continent africain?

J’ai vu une fois sur des médias que le Président ukrainien lui-même avait limogé une bonne partie de ses proches pour des faits de corruption sur les équipements militaires livrés. Cela veut dire que ce n’est pas contrôlé et que cela se retrouve sur le continent africain, c’est un danger. Les terroristes payent les équipements partout, surtout dans les zones de conflit, parce qu’il y a des trafiquants d’armes. Donc cela ne fait qu’aggraver l’ampleur aussi de nos conflits sur place. Voilà pourquoi nous trouvons que c’est très dangereux d’en déverser de manière incontrôlée, parce que cela se retrouve entre les mains des ennemis qui sont en train de tuer nos peuples.

Les autorités burkinabé qualifient le secteur de la défense de priorité pour la coopération avec la Russie. Où en est aujourd’hui la coopération militaro-technique avec Moscou?

C’est la priorité parce que, comme je vous le disais, nous sommes en guerre contre le terrorisme. Et donc, s’il y a une chose vraiment qui nous tient à cœur, c’est de pouvoir discuter de certains aspects en termes d’équipement et de formation aussi, parce que ce n’est pas uniquement l’équipement, il y a la formation. Aujourd’hui, cela va très bien parce que, Dieu merci, la Russie, c’est un pays qui ne refuse rien, en fait: tout ce qu’on veut acheter, la Russie accepte de nous le vendre. Parce que ce n’est pas le cas avec d’autres pays. Voilà pourquoi on dit que la coopération militaro-technique se porte très bien. Tous les équipements qu’on a souhaité acheter en Russie, c’est en bonne voie: il n’y a aucune restriction, on ne refuse pas de licence, et c’est à bon prix. La Russie est prête aussi à nous livrer des armes aussi à titre gratuit pour nous appuyer dans notre guerre. C’est de cela qu’il s’agit.

Selon Moscou, la Russie et l’Afrique veulent créer des infrastructures qui ne seront pas contrôlées par l’Occident, y compris des infrastructures financières. Votre pays est-il intéressé à développer les paiements dans des monnaies alternatives et à réduire la part du dollar dans le commerce extérieur?

Tout ce qui est initiative allant dans ce sens, on est partant. Il n’y a pas de problème. Ce sera bienvenu parce qu’on traite avec beaucoup d’États déjà, et on en a parlé par rapport, par exemple, aux BRICS, qui ont mis en place des banques qui nous ont approchés, etc. Ce serait très bien aussi de pouvoir développer cela et on espère que cela va se faire très vite pour pouvoir commercer de façon très libre avec la Russie.

Les BRICS prévoient d’ouvrir une représentation au Burkina Faso. Pourriez-vous nous en dire plus sur les projets de cette organisation dans votre pays?

Oui, ils nous ont approchés, on le leur a accordé et ils sont les bienvenus. Du moment que ce sont des investisseurs qui veulent investir dans certains domaines. On a nos cahiers des charges: qu’ils respectent nos clauses et c’est aussi une question financière des banques qui peuvent nous prêter aussi à de très bons taux. Ils sont les bienvenus. Parce que tout ce que nous souhaitons, c’est faire notre guerre, mais aussi développer. Tous les produits qu’ils ont amenés vont dans nos objectifs. Il s’agit de développer notre pays, transformer vraiment le Burkina Faso pour lui donner un autre visage en fait. Donc ils sont les bienvenus.

Sputnik: Et comment voyez-vous l’interaction avec le groupe des BRICS?

Cela se passe déjà très bien. Je pense que même ici, les BRICS ont rencontré beaucoup de ministres burkinabé. On en a discuté au Burkina, mais cela s’est poursuivi ici et actuellement pour suivre la discussion sur beaucoup de volets, ils veulent aller très vite. Voilà, je pense que dans le domaine de la santé aussi, il y a de très bonnes perspectives. Donc l’interaction est vraiment très bonne. On a beaucoup d’investisseurs qui sont vraiment intéressés par le Burkina Faso. C’est à travers les BRICS, et nous, on ne peut que s’en réjouir.

Souveraineté et multipolarité étaient parmi les sujets abordés au sommet. Comment voyez-vous le rôle de l’Afrique dans un nouveau monde multipolaire depuis ce forum?

Il faut que le rôle de l’Afrique soit encore plus prépondérant dans ce monde parce qu’on a tendance à négliger un peu le potentiel de l’Afrique du fait que beaucoup de nations sont toujours à l’étape de la pauvreté, de la dépendance. Mais quand on parle du monde multipolaire, justement, l’Afrique veut avoir sa place. Il faut qu’on donne à l’Afrique la place qu’elle mérite parce que c’est quand même un grand continent, plus d’un milliard et demi d’habitants. Je pense que nous devons avoir une place plus importante dans le concert des Nations unies et aussi être respectés aux yeux de tout le monde. Voilà pourquoi nous parlons de la multipolarité et de la souveraineté. Parce que, en tout cas, pour ce qui nous concerne, nous ne souhaitons plus que les gens s’ingèrent dans nos affaires. Nous sommes assez matures pour comprendre, vivre en bonne symbiose avec le peuple, pour qu’on discute de ce qui est bien pour nous et ce qui n’est pas bien pour nous. On ne souhaite pas que les gens viennent s’ingérer et on aime aussi travailler de sorte à se prendre en charge, c’est-à-dire être autosuffisants. Donc voilà un peu le concept qui nous guide. Et côté culturel aussi, on ne souhaite pas que les gens viennent nous imposer ce qui est contraire à nos cultures. Donc on rejette cela catégoriquement. Cela fait que les idéologies de ces gens-là, cela converge avec les idéologies russes qui restent attachées à leur culture, qui restent attachées à la souveraineté, etc. Cela fait qu’on s’entend très bien. Donc c’est de cela qu’il s’agit.

S’exprimant au sommet, Vladimir Poutine a déclaré que Moscou allait fournir gratuitement des céréales aux pays africains, y compris au Burkina Faso. Comment évaluez-vous cette volonté? Et quelle est votre impression du discours du Président russe en général?

C’est déjà très bien. Je disais que, certes, j’ai dit aux autres chefs d’État africains que c’est bien que le Président Vladimir Poutine soit généreux de donner des céréales à l’Afrique, c’est très bien. Mais ce serait souhaitable que nous puissions produire nous-mêmes. J’apprécie. J’ai apprécié beaucoup parce que, bien avant l’annonce, pour le cas du Burkina, le Président russe avait déjà envoyé des céréales et je pense que cela doit être en route. Donc ce n’est pas la première fois. Parce que lui, il est conscient que nous sommes en guerre, que nous avons des déplacés internes. Voilà, d’autres publient les chiffres, mais ils ne font rien, mais lui, il agit. Donc nous ne pouvons qu’apprécier cela. Et quand les céréales vont arriver, nous ferons tout pour que la population sache que cela vient de la Russie, et c’est appréciable. On en a discuté bien au-delà, pour que la Russie puisse nous aider maintenant à la production, le matériel agricole et les intrants, pour qu’on puisse être indépendants sur ce volet-là. C’est bien apprécié. Je pense qu’il a très bien abordé le sujet en tout cas.

Les autorités burkinabé ont suspendu RFI et France 24, décision décriée par Paris. Et ce, alors que les médias russes, dont notre média Sputnik, avaient été interdits en France. N’est-ce pas un deux poids deux mesures qui se manifeste dans cette réaction de Paris et ses démarches hostiles visant les médias non mainstream?

Ce n’est pas uniquement seulement le côté média. Il y a un deux poids, deux mesures un peu partout. J’en aborde la question en fonction des États. Comme vous l’avez dit, vous avez été suspendus là-bas, pourquoi vous avez été suspendus? Nous aussi, nous sommes en guerre, et on ne va pas tolérer que des médias viennent essayer d’intoxiquer nos populations et essayer de les manipuler, de faire de la propagande subversive. On ne va pas l’accepter, et c’est de plein droit qu’on suspend. Même si demain d’autres médias qui parlent ainsi aussi, on va les suspendre, parce qu’ils ont un objectif qui est contraire à ce que nous avons comme réalité. Et ils ne partent pas sur le terrain, parfois ils imaginent des choses. Si vous avez suivi le pourquoi on a suspendu certains médias, c’est déplorable quand même: des médias qui cherchent à confronter le peuple, à attiser la guerre, on ne va pas s’entendre avec eux. Donc c’est à cause de cela qu’on les a supprimés. Et puis ils sont libres de protester. Eux aussi, ils ont fermé des médias. Est-ce qu’on n’a pas le même droit? Nous sommes tous des humains, on a le même droit. Je ne vois pas pourquoi ils peuvent décrier cela, c’est logique.

Le Burkina Faso a dénoncé en mars un accord d’assistance militaire signé en 1961 avec la France. Plus tôt, Ouagadougou avait obtenu le retrait de la force française Sabre. Quel bilan pourriez-vous tirer de l’aide militaire française?

Vous avez dit un accord militaire de 1961. C’est quand même assez vieux, c’est depuis 60 ans, depuis l’indépendance en 1960. Mais c’est toujours de la colonisation. Ce sont des accords signés juste après l’indépendance. On a trouvé que ce n’est plus d’actualité. Ce n’est plus d’actualité. Il faut qu’on arrive à avancer tout seuls. Concernant Barkhane, je pense qu’on a dit aux Français qu’on ne souhaite pas que des soldats français viennent mourir sur notre sol. Donc laissez-nous, on va se battre entre Burkinabés. Voilà, on est assez majeurs, on est assez conscients de notre situation. C’est la première explication, parce qu’ils disent que les soldats français meurent. Je souhaite qu’ils repartent chez eux défendre la mère patrie. Nous, on va défendre notre mère patrie. Deuxième chose, nous n’avons pas vu un facteur particulier, un apport particulier de la force. Quand ils bougeaient, certains ont pu découvrir tout l’arsenal qu’il y avait en fait en termes de blindés, en termes d’hélicoptères de combat, en termes de moyens de renseignement, etc. Nous ne pouvons pas avoir tout cela. Et puis les terroristes se baladent et font ce qu’ils veulent. Et de toute façon, aujourd’hui, on en arrive à détecter les colonnes terroristes et à les frapper. Donc nous avons aussi des moyens capables de le faire. Donc ce n’était pas nécessaire. Il fallait qu’ils partent, c’est tout.

En février, la CEDEAO a refusé de lever les restrictions imposées contre votre pays. Jugez-vous cette décision légitime? Comment pouvez-vous caractériser cet instrument que sont les sanctions et leur éventuelle efficacité?

Vous avez parlé tout de suite de deux poids, deux mesures. Nous avons toujours eu un traitement à géométrie variable de nos problèmes. La CEDEAO nous sanctionne. Bon, je pense qu’ils font des erreurs. Pourquoi on est dans une situation comme celle-là? C’est à cela qu’il faut réfléchir. Et puis, sans rien de mal, ils nous ont sanctionnés et nous sommes en guerre depuis. Est-ce que la CEDEAO a une fois levé le pouce pour envoyer une cartouche à nos soldats pour qu’ils combattent? Ont-ils envoyé des troupes pour combattre le terrorisme? Rien. Et si c’est sanctionner, oui, ils sanctionnent. On ne sait pas d’où ils tirent leurs sanctions. Mais c’est le traitement comme cela, deux poids, deux mesures, qui est révoltant, en fait. Nous ne pouvons pas concevoir cela. Et ce qui est encore plus déplorable, lorsque les terroristes attaquent ou font quoi que ce soit, on ne voit pas de réaction de la CEDEAO. Mais lorsque les forces burkinabé font des offensives, souvent, ils font des communiqués allant dans tous les sens. C’est désolant. Aujourd’hui, nous regardons, entretemps, il y a des communiqués que la CEDEAO a sortis pour essayer d’incriminer les Burkinabé dans une histoire de stigmatisation. Un pays voisin cherche les Burkinabé… La CEDEAO n’a pas levé un seul pouce. C’est honteux. Souvent, je me demande si eux-mêmes, ils font le feedback de leur réaction en fait. Quand ils s’assoient et regardent toutes leurs déclarations et puis leur comportement vis-à-vis d’un peuple ou d’un autre, je pense que cela doit donner beaucoup de choses à réfléchir. Donc nous, on va continuer d’avancer en toute dignité, en toute responsabilité.

 Le Burkina Faso a proposé en février la création d’une fédération avec le Mali. Quels en sont les enjeux et quelles démarches ont été faites pour procéder à sa réalisation?

Bien sûr, nous avons lancé l’idée, d’ailleurs, qui n’est pas bien appréciée par certains de la CEDEAO. Vous avez dû voir les images dans certaines conférences où ils ne sont pas d’accord qu’on puisse fédérer. Eh bien, il faut que les gens comprennent qu’en rangs dispersés ce sera difficile. On va se battre, mais il faut que l’Afrique arrive à s’unir. Plus on s’unit, plus on est efficace. Nous sommes en train d’évaluer actuellement beaucoup de choses avec le Mali, surtout sur le domaine économique. Sur le côté de la défense déjà, on a des accords, cela s’est déjà scellé. Les Maliens viennent chez nous, c’est vraiment la même armée. On fait tout ensemble, on s’entraîne ensemble, on combat ensemble, terrestre, aérien, tout se passe bien. Le volet économique aussi, on est en train de réfléchir. On a beaucoup de flux d’échanges commerciaux. Comment renforcer? Voilà, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. On n’exclut pas qu’un autre État vienne se fédérer avec nous. Donc le processus est en cours. Voilà. Et plus tôt cela va venir, mieux c’est. Donc s’il y a d’autres États qui sont intéressés… C’est sûr qu’on va aller vers la Guinée, et s’il y a d’autres États intéressés qu’on puisse s’unir, c’est ce que la jeunesse demande, parce qu’il y a des choses qui se produisent d’un côté, qui se passent, d’autres richesses qu’on puisse interchanger, qu’on soit assez fort.

Quelles sont vos impressions de la Russie, Monsieur le Président? Qu’appréciez-vous le plus dans les relations bilatérales avec la Russie?

 Il faut dire ce qu’on apprécie, c’est d’avoir le respect. Les Africains en général aujourd’hui, la jeunesse, n’arrivent pas à concevoir le manque de respect, en fait, de certains États vis-à-vis de nos pays. Mais en ce qui nous concerne, on n’a pas senti ce complexe-là avec la Russie. Il y a le respect, il y a la considération, un échange en fait en pairs, d’égal à égal. C’est déjà important en fait. Mais la Russie aussi, il faut retenir que la Russie, pendant la décolonisation, a joué un rôle important en Afrique. La Russie est quand même un État qui est anti-impérialiste, qui n’aime pas l’esclavage, la domination, qui ne s’ingère pas dans les affaires internes des États et trouve que chacun est assez majeur pour avancer. Et la Russie soutient comme elle peut. On est en conflit, on veut des armes ou quoi que ce soit. Tant qu’ils peuvent, ils donnent. On a un conflit, on a des déplacés, une situation humanitaire et ce qu’ils peuvent, ils donnent. Cela ne veut pas dire qu’en Russie il n’y a pas de besoins. Mais pour l’instant, nous, nous avons des besoins, ils arrivent à les satisfaire, ils sont ouverts. Donc cette partie est importante. Surtout le respect. On en a besoin, on en a besoin. Il ne faut pas que l’on continue de nous piétiner. C’est très important.

https://fr.sputniknews.africa/20230731/interview-exclusive-du-president-burkinabe-ibrahim-traore-dans-son-integralite-1060946824.html
Articles récents
Bâtiment Fonction publique

RÉFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE, L'Etat prend désormais en charge les frais funéraires des agents publics

Nation 7 août, 2026
dfgh

V.Club : Flory Mapamboli officialise sa candidature en dévoilant un projet ambitieux de 12 millions USD

Sport 7 août, 2026
dfgb

Saison sportive 2026-2027 : la RDC et le FC Barcelone s'accordent pour intégrer 100 jeunes congolais à La Masia

Sport 7 août, 2026
dfg

"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux."

Société 7 août, 2026
cvbn

DEUX JOURNALISTES DE LA RTNC À L'HONNEUR, Odia Malaika et Christine Lenzo au cœur ce vendredi d'un gala sur les 25 ans de l'émission "Tribune de la femme"

Société 7 août, 2026
dfg

Kasaï-Central : 3 morts à Bena Mukangala, un chauffeur interpellé

Nation 7 août, 2026

logo

 

Site officiel du quotidien d’informations forum des as

  • +243 99 846 1089‎‎ 
  • forumdesas2001@gmail.com 
  • 15/C, 11ème Rue Limete/Industriel

© 2021 - Forum des As - tout droits réservés