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Le M23 entame son retrait des territoires occupés ce mardi 28 février
* La libération de ces zones est prévue en trois phases échelonnées sur 30 jours.
Après l’échec de l’exécution du premier calendrier de retrait du M23 des territoires sous son contrôle, les chefs d’état-major des pays membres de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC), réunis en marge du sommet de l’UA à Addis-Abeba, ont proposé un nouveau chronogramme. Avalisé par les chefs d’Etat de la sous-région, ce planning prend effet à dater de ce mardi 28 février. Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula l’a dit au cours du briefing presse de samedi 25 février, co-animé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Les nouveaux délais de retrait présentés par les chefs d’état-major des pays de la EAC, que doivent respecter les terroristes du M23, vont être exécutés en trois phases réparties sur une durée de 30 jours.
D’après cet échéancier, la première phase du retrait du M23 commence ce mardi 28 février par les localités de Kibumba, Karega, Kiroliwe et Kitchanga.
La 2ème phase interviendra près de deux semaines après, du 13 au 20 mars. A cette date, le M23 retire ses troupes de Rumagabo, Kishishe, Bambo, Kazaroho, Tongo et Mabenga.
La 3ème phase qui va du 23 au 30 mars verra le M23 quitter Rutshuru, Kiwanja et Bunangana. L’opinion tant nationale qu’internationale se demande si le M23 respectera ce plan de désengagement.
Selon le VPM Lutundula, « Pour la première fois, un débat houleux a caractérisé cette rencontre des chefs d’État « , révèle le chef de la diplomatie congolaise, expliquant que deux événements majeurs ont marqué ces assises.
Premièrement, dit-il, la reconnaissance à l’unanimité que la feuille de route du mini-sommet de Luanda du 23 novembre n’a pas été respectée par le M23. Aussi, une large majorité des participants étaient d’accord que cela est dû au soutien du Rwanda.
Et deuxièmement, fait savoir Lutundula, les chefs d’Etat ont examiné le nouveau plan de désengagement de la fin des hostilités élaborés par les chefs d’état-major des pays membres de la EAC et le commandant de la Force régionale. Le nouveau plan connait une révision au niveau des dates. » Il s’agit tout simplement d’un échéancier qui donne le chronogramme du retrait de M23. On est pas revenu sur le fond « , a précisé le VP, Christophe Lutundula.
Intégration dans le processus PDDRCS
Le chef de la diplomatie congolaise a indiqué aux hommes des médias qu’après suivront les étapes de cantonnement, désarmement et intégration du M23 dans le processus du PDDRCS (Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation).
Le VPM Christophe Lutundula a salué le dernier sommet, le présentant comme étant unique en son genre du fait qu’il a été marqué par une série des grandes réunions de haut niveau mettant autour de la table des chefs d’Etat des différents pays africains qui ont parlé insécurité dans l’Est de la RDC. Didier KEBONGO