Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire,…
Le CSAC lève les restrictions médiatiques sur le PPRD
- "Il n'a jamais été question d'interdire qu'on cite le nom de Joseph Kabila", affirme Bosembe
Un "ouf" de soulagement pour le parti de l'ex-président Joseph Kabila. Le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a confirmé la levée de la mesure qui limitait l'accès des responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) aux médias audiovisuels de la République démocratique du Congo. Il l'a annoncé le samedi 30 mai, lors d'un Space organisé sur X par le journaliste Stains Bujakera et Patient Ligodi.
Cette décision met fin à plusieurs semaines de controverse autour des restrictions imposées aux cadres du parti de l'ancien président Joseph Kabila dans les médias audiovisuels congolais.
Revenant sur la portée de la mesure initiale, Christian Bosembe a tenu à clarifier qu'il ne s'agissait pas, selon lui, d'une interdiction de citer Joseph Kabila dans les médias, mais plutôt d'une consigne visant à limiter sa surexposition médiatique dans un contexte jugé sensible sur le plan sécuritaire.
"Il n'a jamais été question d'interdire qu'on cite le nom de Joseph Kabila. Il s'agissait de ne pas mettre trop de projecteurs sur lui", a expliqué le président du CSAC. Pour illustrer son propos, il a invoqué une image forte : "Représentez-vous en image que le président Obama soit protégé par Al-Qaïda", estimant que la situation de l'ancien chef de l'État dans une zone sous contrôle de groupes armés justifiait une posture de prudence de la part du régulateur.
Christian Bosembe a, par ailleurs, indiqué que cette mesure conservatoire avait été prise en lien directe avec une décision du gouvernement, dans un contexte marqué par des impératifs de sécurité nationale. Selon lui, son assouplissement résulte logiquement de l'évolution de la situation politique.
"LES QUESTIONS DE FOND DEMEURENT"
Le président du CSAC a toutefois averti que la levée des restrictions ne signifie pas un relâchement de la vigilance sur le contenu diffusé à l'antenne. "Les questions de fond demeurent", a-t-il insisté, précisant que toute prise de parole politique visant à justifier ou à légitimer des actes de terrorisme ou de rébellion continuerait d'exposer leurs auteurs à des sanctions prévues par la réglementation.
Si la porte médiatique se rouvre donc pour les responsables du PPRD sur les chaînes audiovisuelles, la situation administrative du parti demeure, elle, inchangée à ce stade. La suspension décidée par le ministère de l'Intérieur n'a pas encore été officiellement levée.
Cette clarification du CSAC survient dans un climat politique particulièrement tendu, où la place de l'ancien président Joseph Kabila dans le débat public continue de cristalliser les tensions entre régulation médiatique, liberté d'expression et sécurité nationale.
Jérémie ASOKO