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Ituri : les acteurs des droits humains alertent sur les mariages précoces chez les jeunes filles
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des droits humains, en particulier dans des milieux ruraux.
Dans un entretien accordé à la presse le 11 octobre 2026, à l’occasion de la journée internationale de la fille, le défenseur des droits humains, Me Marc Djeta, a indiqué que de nombreuses adolescentes sont actuellement victimes de mariages forcés et de grossesses précoces dans les cinq territoires de la province de l’Ituri, notamment Irumu, Mambasa, Djugu, Mahagi et Aru. Selon lui, cette situation est liée à la pauvreté des parents.
« Selon le constat que nous avons fait, dans la ville de Bunia tout semble marcher normalement. Mais à l’intérieur surtout dans les 5 territoires, en commençant par le territoire d’Aru, Mahagi, de Djugu, d’Irumu et de Mambasa, là nous avons fait des constats amers. Surtout par rapport aux mariages précoces. La première raison qui pousse les parents à envoyer leurs enfants au mariage, c’est la pauvreté, la deuxième, ce sont des circonstances, par exemple quand une jeune fille tombe enceinte, les parents décident souvent de chasser leur fille ou de faire marier leur fille par force », a-t-il déclaré.
Face à cette situation dramatique, cet activiste des droits humains appelle les parents au respect de la législation congolaise et invite les organisations féminines à intensifier la sensibilisation dans les villages.
« Conformément à la législation congolaise, il est strictement interdit à l’enfant, ou à toute personne de moins de 18 ans de contracter le mariage dans notre pays », rappelle-t-il.
Cette situation a des conséquences significatives sur l’avenir de ces jeunes filles. Notamment sur leur santé physique et mentale, sur leur éducation et sur leur vie sociale.
Héritier TIMOLO