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Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire,…
Enseignement supérieur : Marie-Thérèse Sombo mise sur la qualité, la gouvernance et la recherche
Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, de la Recherche scientifique et de l'Innovation a dressé le bilan de sa première année et fixé le cap pour la suivante.
Lors de l'exercice de redevabilité consacré à la première année du gouvernement Suminwa II, Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi Mukuna a placé l'amélioration de la qualité de la formation au centre de la feuille de route de son secteur. Pour y parvenir, le ministère entend renforcer l'encadrement académique et installer des écoles doctorales à partir de la rentrée académique 2026-2027, afin de mieux suivre les doctorants et de garantir la qualité des travaux scientifiques.
Sur le plan juridique, la ministre a mis en avant les textes relatifs à l'autofinancement des établissements, prévu par la loi-cadre et recommandé par les États généraux du secteur. L'objectif : permettre aux universités de mobiliser leurs ressources propres pour financer leur développement et gagner en autonomie de gestion.
Un arrêté interministériel prévoit par ailleurs une réduction de 50 % des frais pour les étudiants vivant avec un handicap et les étudiants vulnérables, y compris ceux de la résidence universitaire. S'y ajoutent un arrêté organisant l'enseignement ouvert et à distance, une stratégie pour son développement et un texte sur les sciences ouvertes.
Le Parlement a, en outre, été saisi d'une convention de l'UNESCO sur la reconnaissance des qualifications de l'enseignement supérieur, destinée à renforcer la valeur internationale des diplômes congolais et à faciliter la mobilité académique.
L'UPN, vitrine de la modernisation
Côté infrastructures, l'Université pédagogique nationale (UPN) sert de vitrine : deux bâtiments construits et inaugurés, un complexe sportif, un édifice de 14 auditoires de 91 places chacun en cours de travaux, ainsi que la réhabilitation des laboratoires et du bâtiment administratif.
Pour améliorer les conditions d'études, le ministère poursuit ses démarches auprès de partenaires, dont l'Agence universitaire de la Francophonie et la Chine, notamment pour la connectivité des établissements. Les efforts portent aussi sur les logements universitaires, les laboratoires, l'équipement informatique, l'accès à l'électricité et les infrastructures énergétiques, photovoltaïques en particulier.
Bourses d'excellence et diplômes : des précisions
Interrogée sur les bourses d'excellence, la ministre a salué l'initiative de la Première Dame en faveur des élèves brillants, tout en précisant que le Gouvernement, via son ministère, finance le programme. La fondation partenaire, elle, intervient sur le plan technique : préparation et organisation des tests, et appui à la prise en charge des bénéficiaires en RDC et à l'étranger. Les moyens alloués doivent progressivement augmenter pour élargir le nombre de bénéficiaires.
Quant aux anciens étudiants en difficulté pour obtenir leurs diplômes, Marie-Thérèse Sombo a rappelé que la procédure débute dans l'établissement d'origine, chargé de transmettre les dossiers au ministère. Elle les invite à vérifier cette transmission et à conserver leurs preuves de dépôt, précisant qu'une délivrance en 48 heures ne peut être garantie.
Gouvernance et numérique en ligne de mire
La deuxième priorité concerne la gouvernance des établissements. Des comités de gestion ont déjà été remaniés après des difficultés constatées dans la gestion académique, financière et patrimoniale. Le ministère entend renforcer les contrôles et encourager l'autofinancement. Les prochaines nominations à la tête des commissions et structures devront reposer sur des critères rigoureux, a insisté la ministre, qui privilégie « la compétence plutôt que la précipitation ». Elle a également souligné l'importance de la collaboration avec le ministère des Relations avec le Parlement pour le suivi des textes.
Autres axes annoncés : la numérisation et la connectivité, le renforcement de la recherche (santé, agriculture, lutte contre les maladies), ainsi qu'un meilleur contrôle de la qualité, de la viabilité des établissements et de l'octroi des bourses.
Cap sur l'excellence africaine
Pour faire de la RDC un pôle d'excellence en Afrique, le ministère poursuit l'adaptation du système Licence-Master-Doctorat (LMD) aux réalités nationales, avec des référentiels de métiers et des maquettes de formation rapprochant les enseignements des compétences recherchées sur le marché du travail. L'internationalisation des universités, par la mobilité des étudiants et des chercheurs, doit enfin favoriser l'acquisition de compétences nouvelles et le transfert de technologies.
Marie-Thérèse Sombo a réaffirmé son engagement à concrétiser la vision du Chef de l'État pour un système éducatif performant, équitable et inclusif, adossé à une recherche scientifique résiliente.
J.A