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Fustigeant la suspension de 13 partis politiques : Le LGD de Matata Ponyo exige des explications au Gouvernement et réclame un réexamen
Parti de l’opposant Matata Ponyo, Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), conteste la décision du ministère de l’Intérieur, émise le 15 octobre 2026 portant suspension du fonctionnement de 13 partis politiques de l’opposition sur toute l’étendue du territoire national.
Dans un courrier adressé hier lundi 19 octobre au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, le secrétaire général du LGD, Franklin Tshiamala Manyiku, exprime « la profonde surprise » de sa formation politique face à cette mesure. Il profite de l’occasion pour solliciter son réexamen.
Dans sa correspondance, le LGD rappelle les principes qui fondent son engagement politique, notamment la primauté du droit, la justice sociale, la transparence, la lutte contre la corruption et le respect des libertés fondamentales.
Le parti estime qu’une décision d’une telle portée doit reposer sur des faits précis, juridiquement fondés et accompagnés d’une motivation permettant aux formations concernées de comprendre les griefs retenus contre elles.
La MONUSCO et l’UE saisies
Le LGD réclame ainsi le réexamen de la décision interdisant son fonctionnement sur toute l’étendue du territoire national, tout en appelant à la préservation de l’État de droit et au respect des principes démocratiques.
Pour donner davantage de portée à sa démarche, le parti a également transmis des copies de son courrier au président de la République, à la Première ministre, à la MONUSCO, à l’Union européenne ainsi qu’au présidium de la coalition C64.
Cette initiative place désormais la question de la suspension des partis politiques de l’opposition au centre des préoccupations relatives au pluralisme politique, aux libertés fondamentales et au respect des procédures légales en République démocratique du Congo.
César IPOKA

