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L’après-Marrakech interroge la RDC
Rideaux sur la réunion de la Coalition mondiale contre Daech. Une réussite à tout point de vue. Un point précieux et décisif de marqué par le Maroc au nom et au profit de l’Afrique. Des assises synonymes de reconnaissance -à l’international – de la RDC comme pays victime du terrorisme.
Cela fait, certes, des années que Kinshasa criait au secours. Mais, déterminés à « en finir » avec l’ingérable Kabila pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les intérêts fonciers des Congolais, les grands de ce monde refusèrent d’entendre ce qu’ils entendaient et de voir ce qu’ils voyaient. A savoir le terrorisme d’inspiration « islamiste qui commençait à sévir dans l’Est du pays.
O tempora, o mores, avec l’avènement du Président Tshisekedi très accommodant à leurs yeux, la perception change du tout au tout. Une véritable révolution copernicienne. Tant mieux si la RDC peut bénéficier du même soutien que les autres pays en proie au terrorisme.
Problème, au seuil de l’après-Marrakech, la question qui taraude les esprits des connaisseurs des rouages décisionnels rd congolais est triviale voire tripale: quid du service après-vente? Le fameux so what. Là se niche notre talon d’Achille.
La RDC est connue pour être le pays des rendez-vous manqués en raison de son incapacité tant conjoncturelle que structurelle à assurer le suivi de ses propres dossiers au niveau national comme sur le plan international.
Dès lors, que nous ne nous aidons pas, difficile que le Ciel nous aide. Dieu nous a créé sans nous, il ne nous sauvera pas non plus sans nous, dixit Saint Augustin.
L’après-Marrakech dépendra donc de la capacité de Kinshasa à être soluble dans le faisceau de réponses formulées lors de la réunion ministérielle tenue dans la ville ocre.
Cela postule peut- être la création d’une technostructure chargée de suivre la mise en œuvre des acquis de Marrakech. A tout le moins, la responsabilisation d’une équipe composée d’experts de la Présidence, des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de la Défense et des Services. Le tout chapeauté par un « Monsieur anti- terrorisme« . Pour être efficacement opérationnelle, cette structure devrait disposer de ressources propres.
Si rien n’est fait, l’après- Marrakech ressemblera à l’avant. Des pays autrement mieux structurés capteront les retombées. En commençant par nos voisins. Les mêmes. José NAWEJ, de Rabat