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La population attend l’inauguration effective du Centre universitaire La Renaissance (ex-Mama Yemo)
C’est depuis plusieurs mois que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a réceptionné officiellement la bâtisse du Centre universitaire la Renaissance, érigée sur la concession de l’actuel hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK), ex-Mama Yemo. Depuis lors, si les travaux de construction se poursuivent sur l’autre aile, la première partie déjà réceptionnée n’est toujours pas opérationnelle, à la grande déception de la population qui attend bénéficier des soins de santé de qualité dans ce cadre somptueux.
Il est important de reconnaître que l’architecture de ce bel édifice est impressionnante. Il (édifice) n’a rien à envier avec certaines formations médicales de standing international sous d’autres cieux. À comparer le Centre universitaire la Renaissance à ce qu’est l’HGRK, c’est comme le jour et la nuit.
Cependant, il y a des questions qui se posent autour de ce nouvel hôpital et qui méritent des éclaircissements pour fixer l’opinion. Il y a d’abord le statut de cette nouvelle formation médicale. Le Centre universitaire la Renaissance, est-il privé ou public comme l’est ex-Mama Yemo ? Pourquoi ce changement de nom ? Ensuite, les tarifs qui y seront appliqués seront de quelle nature ? Les fonctionnaires de l’Etat bénéficieront-ils des réductions sur les factures à payer ?
EXPERTISE DU PERSONNEL MEDICAL
Au-delà de cet aspect juridico-administratif, il se pose un problème fondamental sur l’expertise du personnel médical appelé à prester dans cet hôpital. Le jour de la réception du bâtiment, il a été fait état des équipements ultra modernes dont est doté ce centre hospitalier. Y a-t-il eu une formation au préalable au bénéfice du futur personnel médical et technique qui va y travailler? Un hôpital de cet acabit ne doit être géré que de manière numérisée et non comme c’est le cas actuellement. Y a-t-il des experts qualifiés dans ce domaine ?
INSALUBRITE DE SES ENVIRONS
Une autre contrainte qui peut justifier le report du lancement effectif des activités du Centre universitaire la Renaissance est l’insalubrité qui caractérise ses environs. Dans l’état actuel de l’environnement malsain qui entoure cet hôpital, il serait mal venu et indécent de procéder à sa mise effective en marche. En principe, les initiateurs de ce projet, n’auraient pas organisé la cérémonie de sa réception par la plus haute autorité du pays dès lors que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour sa mise en marche effective. À tout le moins, la cérémonie aurait pu être présidée par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
Qu’à cela ne tienne, il est plus que temps de fixer la population sur la situation exacte de ce centre hospitalier qui fait la fierté de la capitale rd congolaise. Et il n’est pas normal que les patients internés à l’hôpital général de référence de Kinshasa soient dans des conditions qui laissent à désirer, alors que juste à côté d’eux est érigé un hôpital au luxe insolent mais vide.
Cette situation est susceptible de provoquer l’indignation et même la révolte. Il est curieux que pareil problème ne soit pas une préoccupation pour le syndicat national des médecins (Synamed). Pour cette organisation, la priorité concerne leurs intérêts pécuniaires et non les bonnes conditions de travail pour administrer les soins de qualité aux malades. Qu’ont-ils fait de leur serment d’Hippocrate ?
Muke MUKE