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La défense de Yoon réfute toutes les accusations d'insurrection portées contre lui
SEOUL, 17 déc. (Yonhap) -- L'équipe d'avocats du président destitué Yoon Suk Yeol a affirmé jeudi que la courte période durant laquelle la loi martiale a été imposée ne constituait pas un crime d'insurrection et que Yoon partagerait lui-même sa position au tribunal si la procédure judiciaire sur la motion de destitution à son encontre se déroule en audiences publiques. Seok Dong-hyeon, un des avocats de sa défense, a informé la presse que Yoon réfute toutes les accusations d'insurrection portées contre lui suite à sa tentative ratée d'instaurer la loi martiale le 3 décembre au soir.
La Cour constitutionnelle tiendra sa première audience préparatoire sur la destitution de Yoon le 27 décembre prochain, lançant ainsi la procédure judiciaire du procès en destitution après l'adoption samedi passé d'une motion en ce sens par le Parlement. Elle aura au maximum 180 jours depuis réception du dossier pour décider de confirmer la décision du Parlement ou de restituer Yoon à son poste.
Allocution de Yoon
"Le président Yoon exprimera franchement et avec confiance sa position à la Cour selon ses propres convictions", a ainsi déclaré Seok.
"Du point de vue du président, il ne pense pas une seule seconde aux charges de sédition en tant que concept légal, mais de manière réaliste, puisque les services d'enquête agissent de la sorte, il y aura une réaction à ces investigations."
"Les critères pour que cela soit reconnu comme un crime de rébellion ne sont pas remplis", a défendu l'avocat, qui assure que la décision de Yoon d'instaurer la loi martiale n'avait pas pour but d'usurper le pouvoir, ni ne présentait d'éléments caractéristiques d'une révolte.
Yoon est visé à la fois par une enquête du Parquet et par une procédure conjointe de la police, du Bureau d'enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires (CIO) et de l'unité d'investigation du ministère de la Défense.
Le CIO, tout comme le Parquet, tente actuellement de le soumettre à un interrogatoire cette semaine, mais Seok a déjà annoncé que Yoon refuserait de se présenter à celui du CIO prévu demain. Il a toutefois décliné de préciser s'il en était de même pour la convocation du Parquet, qui a elle été fixée à ce samedi.
Seok a expliqué que le travail de son équipe serait divisé en trois axes pour répondre aux enquêtes en cours, au procès en destitution et aux éventuels autres procès. Une équipe sera en charge des enquêtes tandis qu'une autre, distincte, se concentrera sur le procès à la Cour constitutionnelle.