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Kolwezi : la zone du Remblai T17 en situation d'urgence radiologique !
A Kolwezi, dans la province du Lualaba, des creuseurs artisanaux exploitant la zone du Remblai T17 s'exposent aux matières radioactives. Au regard de ce risque majeur pour la santé publique, le Gouvernement, à travers le ministère de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), déclare cette zone en situation d'urgence radiologique, dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.
"Au nom du Gouvernement de la République démocratique du Congo, et conformément à notre devoir fondamental de protection de la population et de l'environnement, je déclare la zone du Remblai T17 en situation d'urgence radiologique", a souligné à cet effet la ministre de tutelle, Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna.
"A la suite de l'exploitation du site par des creuseurs artisanaux, la présence avérée de matières radioactives constitue un risque majeur pour la santé publique, la sécurité nationale et l'équilibre écologique. Face à cette situation préoccupante, il est impératif d'agir sans délai afin de circonscrire toute forme de contamination, de sécuriser rigoureusement le site et de protéger efficacement les populations exposées", fait-elle remarquer.
Des mesures d'encadrement
"En ma qualité d'Autorité nucléaire, je tiens, dit-elle, à rassurer l'ensemble des citoyens que toutes les mesures appropriées sont d'ores et déjà mises en œuvre. Cela inclut l'intervention d'experts qualifiés, le déploiement d'équipes spécialisées sur le terrain, ainsi que la mise en place de dispositifs de protection, de décontamination et de surveillance continue".
"La rapidité d'intervention, la rigueur scientifique et la coordination interinstitutionnelle demeurent, selon la ministre Sombo, essentielles pour prévenir toute aggravation de la situation et garantir la résilience de notre pays face à cette crise".
Appel à la vigilance
"Je réaffirme, par ailleurs, l'engagement ferme du Gouvernement à mobiliser l'ensemble des ressources nécessaires, à agir avec transparence et responsabilité, et à préserver la souveraineté nationale dans la gestion de cette urgence", martèle-t-elle.
"J'en appelle à la vigilance, au sens de responsabilité collective et au strict respect des consignes émises par les autorités compétentes, afin de surmonter ensemble cette épreuve. Que la République démocratique du Congo, forte de ses ressources et de la détermination de son peuple, fasse preuve d'unité et de résilience face à cette situation", note la ministre Marie-Thérèse Sombo.
Des indices de l'alerte
En sa qualité d'Autorité nucléaire, conformément à l'ordonnance n°25/293 du 15 décembre 2025 fixant les attributions des membres du Gouvernement, la ministre de tutelle s'est rendue dans la zone exposée aux radiations à Kolwezi. Sa mission visait à évaluer les risques sanitaires auxquels sont exposés les exploitants artisanaux opérant sur le remblai radioactif T17, une réserve de Kamoto Copper Company (KCC), contenant des minerais présentant des substances radioactives, particulièrement nocives pour la santé humaine.
De l'avis des spécialistes, de telles réserves artificielles constituent une obligation pour chaque exploitant minier afin de redonner vie à l'environnement exploité.
C'est dans sa descente que le numéro un de l'ESURSI a tenu à s'assurer de l'alerte radiologique, préalablement émise par KCC et par les structures spécialisées du ministère en charge du contrôle des substances radioactives.
"Sur place, elle a constaté que la zone du remblai T17, pourtant reconnue comme hautement sensible, en raison de la présence de substances radioactives, fait l'objet d'une exploitation artisanale par des creuseurs", précise un de ses collaborateurs.
Parcourant le site à la fois en véhicule et à pied, la ministre a dressé un constat alarmant de la situation. Ce qui l'a conduite à déclarer l'urgence radiologique, au nom du Gouvernement.
Dans la foulée, elle a tenu une réunion d'urgence dans la salle de conférence du gouvernorat de la province du Lualaba, en présence du Vice-gouverneur, des représentants des coopératives minières, des chefs de quartiers, des acteurs de la société civile, des membres du gouvernement provincial, des responsables de KCC ainsi que des membres du cabinet ministériel.
Yves KALIKAT