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Kasaï : les agents de la Communication et Médias dénoncent plus de 9 ans sans primes
La tension monte au sein de la Division provinciale de la Communication et Médias du Kasaï. Dans une déclaration rendue publique vendredi 8 août 2026 à Tshikapa, les agents de cette administration dénoncent plus de 9 ans sans primes. Une situation qu'ils qualifient d'"injuste, préoccupante et contraire au principe d'équité dans la Fonction publique".
Selon les signataires, depuis la création de la province du Kasaï en 2015, aucun agent de la Division provinciale de la Communication et Médias n'a perçu la moindre prime, malgré les services rendus quotidiennement à l'État.
Les agents affirment que ce non-paiement prolongé de primes a plongé plusieurs d'entre eux dans une précarité croissante, alors qu'ils continuent d'exercer leurs fonctions dans des conditions qu'ils jugent de plus en plus difficiles.
Dans leur déclaration, ils expliquent que les primes constituent un complément important de rémunération leur permettant de faire face aux charges familiales, aux dépenses de santé, à la scolarité des enfants et aux autres besoins essentiels.
"Nous accomplissons nos missions au service de l'État, mais nous avons le sentiment d'être oubliés depuis plusieurs années", se plaignent certains agents contactés après la publication du document.
15 AGENTS SEULEMENT SUR 350 SERAIENT MÉCANISÉS
Au-delà de la question des primes, les agents mettent également en lumière des difficultés liées à leur situation administrative. D'après les chiffres avancés dans la déclaration, seuls 15 agents seraient actuellement mécanisés dans la ville de Tshikapa, tandis que plus de 350 autres attendraient toujours la régularisation de leur situation administrative et financière.
Ils estiment que cette situation compromet sérieusement le fonctionnement normal du service, limite la motivation du personnel et crée un profond sentiment d'inégalité au sein de l'administration publique.
Les auteurs de la déclaration dénoncent par ailleurs ce qu'ils considèrent comme une différence de traitement entre les provinces. Selon eux, les agents des divisions provinciales de la Communication et Médias dans plusieurs autres provinces bénéficieraient régulièrement de leurs primes, contrairement à ceux du Kasaï.
Pour les agents, cette disparité de traitement constitue une atteinte au principe d'équité et de justice dans la gestion des ressources humaines de l'État.
"METTRE FIN À L'EXÉCUTION PROLONGÉE"
Ils rappellent également le rôle stratégique de leur administration dans la diffusion de l'information publique, la communication gouvernementale, l'accompagnement des médias et la sensibilisation des populations sur les politiques publiques.
Selon eux, un service chargé de la communication de l'État ne devrait pas fonctionner durablement avec un personnel dont une grande partie reste non mécanisée et privée des avantages prévus par les textes.
Les agents demandent ainsi aux autorités compétentes de prendre des mesures urgentes pour examiner leur situation, accélérer les procédures de régularisation administrative et mettre fin à ce qu'ils qualifient d'"exclusion prolongée".
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités concernées n'avait encore été rendue publique concernant cette déclaration des agents de la Division provinciale de la Communication et Médias du Kasaï.
Félix MULUMBA KALEMBA