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Beni : un deuxième centre de traitement d'Ebola opérationnel pour renforcer la prise en charge
Un deuxième centre de traitement d'Ebola (CTE) est désormais fonctionnel à Beni, au Nord-Kivu. La nouvelle structure a commencé à recevoir ses premiers patients le lundi 10 août, renforçant ainsi le dispositif sanitaire mis en place dans cette partie de l'Est du pays.
Doté de 32 lits, ce centre a été construit avec l'appui de Médecins Sans Frontières (MSF) Hollande. Il vient accroître les capacités disponibles pour accueillir les personnes confirmées positives au virus Ebola, mais aussi celles présentant des symptômes nécessitant une évaluation et une prise en charge spécialisée.
Son ouverture intervient alors que les services de santé doivent se préparer à une éventuelle augmentation des besoins. La présence d'une seconde structure permet notamment de mieux répartir les patients et de réduire la pression sur les installations sanitaires déjà mobilisées dans la lutte contre l'épidémie.
Faciliter l'isolement rapide
Au-delà de l'hospitalisation, le nouveau centre doit faciliter l'isolement rapide des personnes suspectes ou confirmées. Cette organisation permet aux équipes médicales de travailler dans un environnement adapté tout en réduisant les possibilités de transmission du virus dans les formations sanitaires et au sein de la communauté.
MSF accompagne également les équipes engagées dans la riposte dans le renforcement des compétences médicales et l'application des mesures de prévention et de contrôle des infections. La protection du personnel soignant demeure un enjeu majeur dans un contexte où les agents de santé sont particulièrement exposés.
Sur le terrain, les activités de surveillance se poursuivent parallèlement à la prise en charge des malades. Les équipes sanitaires travaillent notamment à identifier les personnes ayant été en contact avec des cas, à assurer leur suivi et à détecter le plus rapidement possible d'éventuels nouveaux cas.
Les autorités sanitaires encouragent, de leur côté, les habitants à ne pas attendre en cas de symptômes suspects. Le signalement rapide auprès des structures de santé ainsi que le respect des recommandations dictées par les équipes de riposte restent essentiels pour limiter la propagation de la maladie.
Cette nouvelle capacité de 32 lits permet à Beni de disposer désormais d'un dispositif renforcé pour faire face aux besoins liés à l'épidémie. L'enjeu reste toutefois la mobilisation collective : surveillance efficace, prise en charge précoce, prévention des infections et collaboration de la population devront accompagner l'action des professionnels de santé.
Pascal NDUYIRI, à Beni