Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
Les journalistes ont été appelés à faire de leur travail un levier de promotion de la paix, en veillant à la manière dont ils traitent les conflits, mais aussi en donnant davantage de visibilité…
Kasaï Central : Le Comité national multi sectoriel appuie le gouvernement provincial pour la lutte contre la malnutrition
Le Kasaï-Central fait face à une situation alarmante en matière de malnutrition. Des résultats récemment publiés montrent que le taux de malnutrition chronique chez les enfants âgés de 0 à 59 mois a atteint un niveau préoccupant de 52,1 %.
Cette information a été révélée dans un rapport du Comité national multisectoriel pour la lutte renforcée, présenté par Marie-Claire Ntumba, la coordonnatrice provinciale intérimaire du Programme national de nutrition (Pronanut), au vice-gouverneur de la province.
Le rapport souligne que ce taux de 52,1 % dépasse largement le seuil tolérable, et se situe bien au-delà des normes recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fixe ce seuil à 10 %.
Ce chiffre, représentant un état de malnutrition aigüe et chronique, témoigne d’une situation d’urgence qui nécessite une intervention immédiate et multisectorielle. Les enfants sont particulièrement vulnérables, et une telle prévalence de la malnutrition peut avoir des conséquences graves tant sur leur santé physique que sur leur développement cognitif, social et économique.
Causes Sous-Jacentes
Les causes sous-jacentes de la malnutrition au Kasaï-Central sont multiples et complexes. Parmi les facteurs identifiés, on trouve la pauvreté extrême qui affecte l’accès aux ressources alimentaires adéquates, les conditions de vie précaires, et les pratiques alimentaires inadéquates au sein des familles.
Les bouleversements liés aux conflits armés dans la région, conjugués à des crises économiques, ont exacerbé la situation, exposant de nombreuses familles à des pénuries alimentaires. De plus, le manque d’éducation sur la nutrition et l’hygiène alimentaire contribue à ce cycle vicieux.
Marie-Claire Ntumba a déclaré lors du dépôt du rapport : « La malnutrition est un fléau qui ronge notre province. Chaque jour que nous laissons passer sans action est une chance de plus de perdre des vies innocentes. Nous avons besoin d’un engagement collectif pour inverser cette tendance« .
RENFORCER LES SENSIBILISATIONS ET L’HYGIENE
Face à cette crise, le rapport du comité propose plusieurs recommandations stratégiques pour lutter contre la malnutrition. Parmi celles-ci, l’accent a été mis sur l’importance d’un programme alimentaire d’urgence visant à fournir des rations nutritives aux enfants dans les zones les plus touchées.
De plus, des sensibilisations sur l’alimentation et l’hygiène doivent être renforcées, et des formations à destination des mères et tuteurs sur la nutrition infantile doivent être organisées.
Les autorités provinciales, en collaboration avec les ONG et les agences humanitaires, sont exhortées à mettre en œuvre ces recommandations. L’un des principaux enjeux reste la mobilisation des ressources financières et matérielles nécessaires pour répondre à cette crise.
Des investissements dans les infrastructures de santé, l’agriculture et l’éducation alimentaire sont cruciaux pour réduire les taux de malnutrition à long terme.
SAUVER LES ENFANTS
Le vice-gouverneur a promis de prendre des mesures immédiates pour évaluer la situation sur le terrain et d’intensifier la coordination entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre la malnutrition. « Nous devons travailler ensemble pour sauver nos enfants. L’avenir du Kasaï-Central repose sur leur bien-être« , a-t-il déclaré.
Au sortir de l’audience, la cheffe de file a indiqué à la presse que l’équipe venue de Kinshasa a dévoilé au chef de l’exécutif provincial ad intérim une gamme d’activités qu’elle tient à déployer dans les zones de santé de la province où ce fléau sévit avec acuité.
Il s’agit notamment des séances de renforcement de capacités des prestataires en vue de contribuer à la réduction drastique du taux de malnutrition au Kasaï Central, souligne Marie-Claire Ntumba. Déjà, la première formation des prestataires en nutrition a démarré le lundi à Kananga et va du 07 au 18 octobre 2024; elle sera étendue à Luiza dans les zones de santé de Masuika, Yangala, Luambo et Luiza centre.
A l’issue de celles-ci, un plan multi sectoriel provincial de nutrition sera élaboré et soumis au gouvernement provincial ainsi qu’à ses partenaires techniques et financiers pour des actions concertées. Le vice-gouverneur Job Kuyindama Kandende a salué l’importance de l’apport de cette délégation et traduit la satisfaction du gouvernement provincial pour ce soutien essentiel dans la réduction du taux de malnutrition au Kasaï-Central.
Félix Mulumba Kalemba