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Kasaï-Central : Le collectif des agents et fonctionnaires de la DGRKAC réclame cinq mois de salaire
Le collectif des agents et fonctionnaires de la Direction générale de recettes du Kasaï-Central (DGRKAC) s'est réuni hier jeudi 30 janvier pour exprimer sa profonde préoccupation face à la situation financière alarmante imposée par le gouvernement provincial. Dans une déclaration lue par l'un de leurs porte-paroles, ce collectif a dénoncé le non-paiement de leurs salaires, qui accuse un retard allant jusqu'à cinq mois, notamment pour les mois de juin, septembre, octobre, novembre et décembre de l'année 2024.
Le porte-parole a souligné l'attachement indéfectible des agents de la DGRKAC à leur mission de service public, affirmant: "Nous nous sommes donné corps et âme pour l'avancement des recettes du Kasaï-Central, mais nous nous retrouvons payés en monnaie de singe". Cette métaphore illustre le sentiment d'angoisse et de frustration qui prévaut parmi les fonctionnaires, qui assurent que leur engagement professionnel est désormais mis à mal par l'absence de rémunération adéquate pour leurs efforts.
En réponse à cette situation critique, le collectif a sollicité une intervention directe du gouverneur Joseph-Moïse Kambulu Nkonko. Ils exigent qu'il prenne des mesures immédiates pour garantir le paiement sans délai de leurs arriérés de salaire. "Nous sommes les responsables de familles et nous avons nos besoins", a insisté le porte-parole, mettant en exergue le contexte de crise économique que traversent de nombreuses familles en raison de ces retards de paiement.
Selon ce collectif, la DGRKAC, en tant qu'entité essentielle à la gestion des ressources publiques et à l'optimisation des recettes provinciales, joue un rôle primordial dans le développement économique du Kasaï-Central. Ils indiquent que le non-paiement des salaires risque non seulement de compromettre la motivation des agents, mais également d'affecter l'efficacité administrative et les services offerts à la population.
Face à ces revendications, les agents ont exprimé leur détermination à poursuivre leurs actions jusqu'à ce que des solutions concrètes soient apportées. Ils ont également appelé à la solidarité de la communauté et des autres acteurs sociaux pour faire entendre leurs voix dans cette lutte pour la justice salariale.
La situation reste préoccupante, et le gouvernement provincial devra agir rapidement pour éviter un éventuel mouvement de grève ou des manifestations qui pourraient perturber le fonctionnement normal des services administratifs et entraîner des conséquences sérieuses pour la population du Kasaï-Central.
Félix MULUMBA