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Kananga : partis politiques et société civile unis pour défendre la révision de la Constitution
Une mobilisation citoyenne a été enregistrée le samedi 11 avril à Kananga, au Kasaï-Central, où plusieurs organisations de la société civile et formations politiques ont manifesté en faveur d'une révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
Initiée notamment par des partis membres de l'Union sacrée de la nation, dont la Convention des démocrates du peuple (Codep), la marche a débuté au rond-point Notre-Dame avant de sillonner les principales artères de la ville, pour chuter au gouvernorat de province.
Au terme de cette mobilisation, un mémorandum a été lu publiquement par le député provincial Joseph Nkashama, porte-parole désigné des manifestants, avant d'être remis aux autorités provinciales.
NECESSITE HISTORIQUE
Dans ce document, les forces vives du Kasaï-Central ont exprimé leur adhésion à la vision du Chef de l'État, Félix Tshisekedi, qu'elles estiment engagée dans une dynamique de réformes institutionnelles.
Les manifestants ont qualifié la révision constitutionnelle de "nécessité historique", estimant qu'elle permettrait d'adapter le cadre juridique du pays aux réalités actuelles, tout en corrigeant certaines insuffisances observées dans l'application de la Loi fondamentale.
En réceptionnant le mémorandum au nom du gouverneur en mission, le vice-gouverneur Job Kuyindama Kadende a salué le caractère pacifique de la marche. Il a assuré que le document serait transmis fidèlement à la hiérarchie nationale, soulignant que cette initiative traduit les aspirations d'une partie de la population.
De son côté, Jean Kas Katompua, président fédéral du Codep, a félicité les militants pour leur forte mobilisation, mettant en avant leur engagement en faveur de cette cause.
Cette manifestation intervient dans un contexte national marqué par des discussions de plus en plus vives autour d'une éventuelle révision ou changement de la Constitution. Si certains y voient une opportunité de moderniser les institutions, d'autres expriment des réserves, craignant des dérives politiques en faveur du pouvoir en place.
À Kananga, cette marche illustre, en tout cas, la volonté d'une frange de la population de participer activement au débat sur l'avenir institutionnel du pays.
Félix MULUMBA KALEMBA