Dernière minute
Société
Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux. Voilà la version originale de cette phrase, c'est-à-dire avec des guillemets seulement à la fin; "patient" au singulier; sans ponctuation après "patient", alors qu'il en faut une virgule ou deux points; "supporte" conjugué,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Au cours d'une cérémonie solennelle organisée ce jeudi 6 août 2026 à la Cité de l'Union africaine, le Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé la cérémonie relative à l'…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Le Service national entend changer d'échelle dans sa production agricole. Lors d'un briefing de presse animé par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, en marge de la visite du président…
Kabund, du mauvais côté de l’histoire…
Sept ans de purgatoire qui sonne comme autant d’années d’enfer pour Jean-Marc Kabund ! Bien évidemment, le maxime latin » dura lex sed lex » (la loi est dure mais c’est la loi ) est généralement invoqué et évoqué pour faire passer la pilule . Bien entendu, la sacro-sainte séparation des pouvoirs chère à Montesquieu est habituellement brandie par l’Exécutif pour » dépolitiser » le verdict. Du reste, il n’est pas de bon ton de commenter les décisions de justice. Les cours et tribunaux étant réputés indépendants.
Seulement voilà, à moins de faire comme Monsieur Jourdain qui excellait dans la prose sans le savoir, qui peut soutenir que l’affaire Kabund n’a pas de résonnance politique ? Comment résister à la tentative de lire le procès de l’ancien mandarin du pouvoir Fatshi avec des lunettes… politiques dès lors que l’affaire Kabund a tout d’un classique de la révolution qui bouffe ses propres enfants ?
Comment ne pas voir dans l’heur et le malheur du » maître- nageur » le remake de l’expression balzacienne » grandeur et décadence « , un sort généralement réservé à tous ceux qui cherchent à défier le Prince après l’avoir servi ? Ou à tous ceux qui veulent devenir khalife à la place du khalife ?
Un coup d’œil dans le rétroviseur des régimes Mobutu et Kabila suffit pour se remémorer des procès très judiciaires mais qui sentaient la politique à mille lieues. Rien de nouveau sous le soleil …
Comment ne pas enfin faire un parallèle entre la clémence du verdict et la fermeté du jugement pour au fond les mêmes types d’accusation selon qu’il s’agit des partisans du Pouvoir ou des opposants -de longue ou de fraiche date- ?
Inutile de préciser qu’en l’occurrence Jean-Marc Kabund a quitté le bon côté de l’histoire. Ceci expliquerait-il cela ? Circonstance aggravante ? Pour le coup, poser la question, ce n’est pas y répondre. José NAWEJ