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Journée internationale de la fille : L’UNFPA souligne la nécessité de donner aux filles la possibilité de décider de leur avenir
À l’occasion de la Journée internationale de la fille, la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population a souligné la nécessité de renforcer les investissements et d’intensifier les actions pour faire de rêves des filles, une réalité. « Chacune d’entre nous peut s’engager à agir dans leur intérêt et à leurs côtés« , a déclaré Dr Natalia Kanem.
La Journée internationale de la fille célébrée ce mercredi 11 octobre sous le thème international : » Laissons-les diriger : Assurer à 600 millions d’adolescentes ce dont elles ont besoin pour créer l’avenir qu’elles souhaitent« . Au niveau national, l’accent s’est focalisé sur le thème : Innover en faveur de l’éducation de la fille ».
Cette journée est une occasion de donner aux filles la possibilité de décider de leur avenir et d’impulser des changements positifs, a indiqué Dr Kanem. La directrice exécutive de l’UNFPA est d’avis qu’au lieu de reléguer les filles dans l’ombre, » plaçons-les dans la lumière. Au lieu de les réduire au silence, faisons entendre leur voix. Écoutons ce qu’elles ont à dire ».
DEMARRER SUR UN PIED D’EGALITE
» Les filles doivent démarrer dans la vie sur un pied d’égalité et avoir la possibilité d’écrire leur propre histoire à partir d’une page vierge « , a fait remarquer la patronne de l’UNFPA. » Pourtant, s’indigne-t-elle, dès leur premier souffle, les filles sont déjà désavantagées simplement parce qu’elles naissent filles« .
Selon Natalia Kanem, dans les pays en développement, près d’une femme sur trois commence à porter des enfants à l’adolescence. 12 millions d’adolescentes accouchent chaque année. Près de 5,7 millions de grossesses adolescentes se terminent par un avortement, et le plus souvent dans des conditions dangereuses, a reconnu la directrice exécutive de l’UNFPA.
Aux dires de cette haut fonctionnaire, « 600 millions d’adolescentes ont des possibilités infinies de leadership et de changement ». Natalia Kanem est donc convaincue que » les adolescentes sont une force motrice pour la construction de sociétés plus justes et plus durables, d’un avenir que nous appelons de nos vœux ». » Encourager leur leadership et leur plaidoyer sur des questions allant de la santé menstruelle aux normes de genre discriminatoires, c’est garantir leurs droits, améliorer leur bien-être et renforcer leur capacité à contribuer au changement« , a-t-elle signifié.
Pour Dr Natalia Kanem, « assurer l’accès des adolescentes à une éducation sexuelle complète et à des services de santé reproductive aura un triple bénéfice : pour les jeunes filles d’aujourd’hui, pour les adultes qu’elles deviendront, ainsi que pour la prochaine génération d’enfants ».
« Des investissements renforcés et ciblés permettront, d’après elle, de garantir le bien-être des adolescentes et leurs droits à l’éducation, à la santé, à l’égalité dans les opportunités et à la protection contre les pratiques néfastes, telles que les mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants.
Natalia Kanem est, dès lors, convaincue que « le mariage d’enfants est le résultat toxique des inégalités économiques et de l’inégalité entre les genres. Beaucoup de parents en situation de pauvreté sont convaincus que le mariage permettra d’assurer l’avenir de leurs filles », regrette-t-elle. Mathy Musau